Photographie de Pied de Poule
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Poaceae

Pied de Poule

Dactyloctenium aegyptium

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Aussi appelée : Dactylocténie d’Égypte, Herbe-patte-d’oie d’Égypte

Description botanique

La plante mesure généralement environ 10 à 60 cm, mais peut parfois devenir plus grande dans des conditions favorables.

Racines

Le système racinaire est :

fasciculé ;
fibreux ;
relativement superficiel ;
bien adapté aux terrains sableux ou perturbés.

Les parties basses des tiges peuvent parfois produire des racines au contact du sol.

Tiges

Les tiges, ou chaumes, sont :

dressées ou ascendantes ;
parfois couchées à la base ;
ramifiées ;
généralement glabres ;
munies de plusieurs nœuds.

La plante peut former de petites touffes.

Feuilles

Les feuilles sont :

linéaires ;
relativement étroites ;
plates ;
vertes ;
parfois légèrement velues.

La gaine foliaire entoure partiellement la tige.

Inflorescences

C’est la partie la plus caractéristique.

L’inflorescence est constituée généralement de 2 à 7 épis digités, disposés au sommet de la tige.

Ils rayonnent approximativement à partir d’un même point.

L’ensemble évoque :

une patte d’oiseau ;
les doigts d’une main ;
une petite étoile.
Épillets

Les petits épillets sont disposés en rangées serrées le long des épis.

Ils contiennent les fleurs puis les grains.

Fruits et graines

Le fruit est un caryopse, comme chez les autres Poaceae.

Les graines sont :

petites ;
nombreuses ;
riches en amidon.

Elles ont été utilisées comme ressource alimentaire dans certaines populations.

Répartition

Dactyloctenium aegyptium possède aujourd’hui une distribution très étendue dans les régions tropicales et subtropicales.

Elle est particulièrement présente en :

Afrique tropicale ;
Afrique du Nord ;
Afrique orientale ;
Madagascar ;
péninsule Arabique ;
Inde ;
Sri Lanka ;
Pakistan ;
Bangladesh ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines ;
Chine méridionale ;
Australie tropicale.

Elle est également naturalisée dans différentes régions tropicales d’Amérique.

Habitat

Cette graminée possède une excellente capacité d’adaptation.

On la rencontre dans :

champs cultivés ;
plantations ;
pâturages ;
pelouses ;
friches ;
jardins ;
bords de routes ;
terrains sablonneux ;
sols côtiers ;
terrains perturbés.

Elle tolère relativement bien :

chaleur ;
sécheresse temporaire ;
sols pauvres ;
sols sableux ;
certaines conditions légèrement salines.

Elle peut devenir une adventice agricole importante dans les régions tropicales.

Principes actifs

Le criblage phytochimique a donné des saponines, terpénoïdes, phénoliques, alcaloïdes. L'extrait éthanolique a donné des alcaloïdes, des saponines, des tanins, des stéroïdes, des flavonoïdes, des anthraquinones, des glycosides cardiaques et des sucres réducteurs.

Usages traditionnels

Les usages médicinaux de Dactyloctenium aegyptium sont moins connus que ses usages fourragers et alimentaires, mais plusieurs emplois ethnobotaniques sont rapportés.

Troubles digestifs

La plante possède des usages traditionnels concernant :

diarrhée ;
troubles intestinaux ;
douleurs abdominales ;
indigestion.
Fièvre

La plante entière ou certaines parties sont utilisées dans quelques traditions lors d’états fébriles.

Douleurs

Des préparations traditionnelles sont rapportées contre certaines :

douleurs ;
douleurs inflammatoires ;
courbatures.
Inflammations

Des usages populaires existent contre différents états inflammatoires.

Les données scientifiques correspondantes restent principalement expérimentales.

Troubles urinaires

La plante possède également certains usages ethnomédicinaux concernant :

difficultés urinaires ;
troubles urinaires légers ;
diminution de l'élimination urinaire.
Plaies

La plante fraîche ou certaines préparations sont traditionnellement appliquées sur :

petites plaies ;
coupures ;
irritations cutanées.
Troubles respiratoires

Des usages populaires concernant notamment la toux sont également rapportés dans certaines régions.

Usages culinaires

Contrairement à plusieurs plantes récemment étudiées, Dactyloctenium aegyptium possède de véritables usages alimentaires traditionnels, principalement grâce à ses graines.

Graines

Les petits grains peuvent être :

récoltés ;
séchés ;
nettoyés ;
moulus.

Ils ont historiquement été utilisés comme céréale de famine ou de subsistance dans certaines régions d’Afrique et d’Asie.

Farine

Les graines peuvent être transformées en farine utilisée traditionnellement pour certaines préparations telles que :

bouillies ;
galettes ;
pains rudimentaires.
Grains cuits

Les grains peuvent également être cuits après nettoyage.

Jeunes parties végétales

Les jeunes pousses ont parfois des usages alimentaires locaux, mais la documentation est moins importante que celle concernant les graines.

Fourrage

La plante constitue également un fourrage pour le bétail dans différentes régions tropicales.

Les jeunes plantes sont consommées notamment par certains :

bovins ;
ovins ;
caprins.

Posologie

Plante entière — décoction ou extrait oral

Une grande enquête ethnomédicinale récente rapporte pour D. aegyptium :

plante entière → jus, pâte ou décoction
décoction/jus → voie orale
pâte → usage externe.

Les indications traditionnelles dominantes étaient les troubles digestifs et la fièvre.

Extrait de plante — troubles digestifs, urinaires et rénaux

Dans la région de Jazan en Arabie saoudite, une étude ethnobotanique rapporte :

extrait de la plante → administré par voie orale ;

traditionnellement dans différents troubles gastro-intestinaux, ulcères gastriques, troubles rénaux, biliaires et urinaires.

Graines — décoction après l'accouchement

La même enquête fournit un usage spécifique des graines :

graines → préparer en décoction
administration orale
traditionnellement après l'accouchement, notamment pour certains « spasmes de maternité » et problèmes postnataux.

Graines — migraine

Une étude ethnobotanique menée dans le Rif marocain documente :

graines → décoction
voie orale
traditionnellement contre la migraine.

Feuilles — inflammations et lésions cutanées

Dans la région de Jazan :

feuilles → broyées avec de l'eau pour former une pâte
application locale sur la peau.

Cet usage est rapporté notamment pour les inflammations cutanées, lésions et plaies.

Fièvre

L'emploi traditionnel de D. aegyptium contre la fièvre est retrouvé dans plusieurs compilations ethnopharmacologiques. Une revue consacrée à la plante cite également ses usages populaires comme astringent, tonique amer et anthelminthique, ainsi que contre les affections gastro-intestinales, biliaires et urinaires.

La grande enquête ethnomédicinale récente indique précisément que la décoction de la plante entière fait partie des préparations utilisées pour les troubles digestifs et la fièvre.

Usage anthelminthique traditionnel

La plante possède également une réputation traditionnelle comme anthelminthique, notamment dans les médecines populaires indiennes et africaines.

Précautions

La plante est riche en glucosides cyanogénétiques à certains stades de croissance.

Contre-indications

Usage alimentaire

Les graines correctement :

identifiées ;
récoltées ;
nettoyées ;
préparées

possèdent un historique d'utilisation alimentaire dans certaines régions.

Contamination

La plante pousse fréquemment dans des zones agricoles et au bord des routes.

Il faut donc éviter les récoltes provenant de terrains exposés à :

herbicides ;
pesticides ;
eaux usées ;
pollution routière ;
métaux lourds.
Grossesse

En raison du manque de données toxicologiques et reproductives sur les préparations médicinales concentrées, leur usage est déconseillé par précaution pendant la grossesse.

Allaitement

Données insuffisantes pour les extraits concentrés.

Enfants

Aucune posologie médicinale pédiatrique standardisée n'est disponible.

Allergie aux graminées

Les personnes présentant une hypersensibilité aux Poaceae peuvent être sensibles au pollen de la plante.

Interactions

Antidiabétiques

Certaines recherches expérimentales sur les extraits de la plante suggèrent un potentiel d'action sur le métabolisme glucidique.

Par prudence, les extraits concentrés pourraient théoriquement renforcer l'effet de :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres antidiabétiques.

Cette interaction reste théorique, faute de données cliniques suffisantes.

Plantes hypoglycémiantes

Même prudence avec des associations concentrées contenant notamment :

Momordica charantia ;
Gymnema sylvestre ;
fenugrec ;
cannelle.
Diurétiques

Si la plante est employée pour son usage diurétique traditionnel, une prudence théorique est justifiée avec les médicaments diurétiques et les associations comprenant plusieurs plantes fortement diurétiques.

Autres médicaments

Il n'existe pas suffisamment de données cliniques pour établir des interactions spécifiques avec :

anticoagulants ;
antihypertenseurs ;
antibiotiques ;
anti-inflammatoires.

L'absence d'interaction documentée ne signifie pas qu'une interaction est impossible.

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