Photographie de Plante à Fourmis
Toutes les plantes
Rubiaceae

Plante à Fourmis

Hydnophytum formicarum

3 photos
Aussi appelée : Hydnophyte à fourmis, Plante-fourmilière

Description botanique

Hydnophytum formicarum est une plante épiphyte vivace vivant principalement sur les troncs et branches d’arbres tropicaux.

Caudex / tubercule

C’est la partie la plus spectaculaire.

La base de la plante forme un caudex renflé, parfois appelé improprement tubercule.

Il peut devenir :

globuleux ;
ovoïde ;
irrégulier ;
grisâtre à brunâtre.

À l’intérieur se développe naturellement un réseau complexe de :

chambres ;
cavités ;
galeries.

Ces structures ne sont pas creusées par les fourmis : elles sont produites par le développement normal de la plante.

Les fourmis peuvent ensuite les coloniser.

Racines

Les racines servent principalement à :

fixer la plante à son support ;
absorber l’eau ;
exploiter les matières organiques accumulées autour de l’épiphyte.

La plante n’est pas parasite : elle utilise l’arbre principalement comme support physique.

Tiges

Les tiges émergent du caudex et sont :

dressées à ascendantes ;
relativement courtes ;
ramifiées.
Feuilles

Les feuilles sont :

simples ;
opposées ;
entières ;
elliptiques à obovales ;
relativement épaisses ;
coriaces.

Cette texture est adaptée aux conditions épiphytiques où l’eau peut devenir temporairement limitée.

Fleurs

Les fleurs sont :

petites ;
blanches ;
tubulaires ;
typiques des Rubiaceae.

Elles apparaissent généralement à l’aisselle des feuilles.

Fruits

Les fruits sont de petites drupes ou baies charnues devenant généralement :

orangées ;
rouge-orangé

à maturité.

Ils contiennent plusieurs petites graines.

Répartition

Hydnophytum formicarum est originaire des régions tropicales de l’Asie du Sud-Est et de la zone malésienne.

Sa distribution comprend notamment différentes régions de :

Thaïlande ;
péninsule Malaise ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Sumatra ;
Bornéo ;
Nouvelle-Guinée et régions voisines selon les traitements floristiques.

L’espèce est surtout associée aux forêts tropicales chaudes et humides.

Il est considéré comme en danger critique d'extinction.

Habitat

La Plante à Fourmis est principalement épiphyte.

Elle pousse sur :

troncs ;
grosses branches ;
fourches d’arbres.

On la rencontre dans :

forêts tropicales humides ;
forêts de basse altitude ;
forêts secondaires ;
formations boisées chaudes et humides.

Elle apprécie :

forte humidité atmosphérique ;
chaleur ;
lumière filtrée ;
ventilation ;
drainage très important.
Ce n’est pas une plante parasite

Hydnophytum formicarum ne prélève normalement pas directement la sève de l’arbre hôte.

L’arbre lui fournit essentiellement :

support ;
hauteur ;
accès à la lumière.

Principes actifs

Le criblage phytochimique d'extrait d'éthanol de folium a donné un alcaloïde, un terpénoïde, un tanin, un glycoside et une saponine; le cortex a donné un alcaloïde, un flavonoïde, un terpénoïde et un glycoside.

Médecine Rurale:

Une décoction de base ligneuse, est utilisée comme remède pour les troubles hépatiques et intestinaux.

Un cataplasme de tubercules pilés est utilisés pour les maux de tête, l'enflure, et les rhumatismes.

Une décoction de rhizomes est utilisés pour le choléra et le traitement du cancer.

Usages traditionnels

La partie principalement utilisée est le caudex renflé.

Douleurs

La plante possède des usages traditionnels pour différentes douleurs :

douleurs corporelles ;
douleurs musculaires ;
douleurs articulaires.
Rhumatismes

Le caudex est employé dans certaines médecines traditionnelles d’Asie du Sud-Est contre :

rhumatismes ;
articulations douloureuses ;
inflammations articulaires.
Inflammations

Des préparations traditionnelles sont utilisées contre certains états inflammatoires.

Les recherches modernes sur des extraits fournissent quelques données précliniques compatibles avec cet usage, mais pas une démonstration clinique.

Troubles cutanés

Des usages externes sont rapportés pour certaines :

irritations ;
lésions superficielles ;
inflammations cutanées.
Diarrhée

Des usages ethnomédicinaux concernent également certains troubles digestifs, notamment la diarrhée.

Diabète

La plante apparaît dans certaines pratiques traditionnelles pour la glycémie. Des recherches expérimentales ont étudié un potentiel antidiabétique, mais elle ne constitue pas un traitement validé du diabète.

Cancer

Hydnophytum formicarum est parfois présenté dans la littérature populaire comme une « plante anticancer »

Usages culinaires

Hydnophytum formicarum n’est pas une plante alimentaire courante.

Le caudex utilisé traditionnellement comme matière médicinale ne doit pas être assimilé à un tubercule alimentaire.

Posologie

Décoction

Le caudex séché peut être préparé traditionnellement en décoction.

Cependant, les données ethnobotaniques et pharmacologiques disponibles ne permettent pas de définir une dose universelle sûre en grammes.

Poudre

Le caudex séché peut également être réduit en poudre dans certaines préparations traditionnelles.

Aucune dose thérapeutique moderne standardisée n’est établie.

Extraits

Les recherches utilisent notamment :

extraits aqueux ;
extraits éthanoliques ;
extraits méthanoliques ;
fractions enrichies.

Les doses animales ne doivent pas être converties directement en doses humaines.

Teinture 1:5

Une extraction hydroalcoolique au rapport 1:5 est techniquement possible :

1 partie de matière sèche pour 5 parties de solvant.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Extraits concentrés

L’utilisation traditionnelle ne garantit pas la sécurité :

des extraits fortement concentrés ;
des fractions purifiées ;
des traitements prolongés.
Grossesse

Par manque de données fiables, éviter les préparations médicinales concentrées pendant la grossesse.

Allaitement

Même précaution pendant l’allaitement.

Enfants

Aucune posologie pédiatrique validée n’est disponible.

Maladies hépatiques ou rénales

La prudence est justifiée avec les extraits concentrés chez les personnes souffrant d’une maladie :

hépatique ;
rénale.
Récolte sauvage

Le caudex peut abriter :

fourmis ;
déchets organiques ;
microorganismes ;
champignons ;
autres petits arthropodes.

Une matière sauvage doit donc être correctement :

identifiée ;
nettoyée ;
préparée.

Interactions

Antidiabétiques

Des effets hypoglycémiants ont été étudiés expérimentalement.

Une association avec :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres médicaments abaissant la glycémie

pourrait théoriquement augmenter l’effet hypoglycémiant.

Même prudence avec des plantes comme :

Momordica charantia ;
Gymnema sylvestre ;
Trigonella foenum-graecum ;
Cinnamomum spp.

Cette interaction reste principalement théorique/préclinique.

Anti-inflammatoires

La plante présentant des activités anti-inflammatoires expérimentales, une interaction pharmacodynamique avec les AINS est théoriquement envisageable, mais non démontrée cliniquement.

Anticoagulants / antiagrégants

Les données sont insuffisantes pour établir une interaction cliniquement pertinente.

Traitements anticancéreux

Les données cytotoxiques obtenues en laboratoire ne permettent pas de prédire les interactions avec :

chimiothérapie ;
immunothérapie ;
thérapies ciblées.

L’association empirique avec un traitement anticancéreux doit donc être évitée sans avis spécialisé.

Photographies

Galerie

3 images