Photographie de Plante de Coca
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Erythroxylaceae

Plante de Coca

Erythroxylum coca

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Aussi appelée : Cocaïer, Coca du Pérou, Coca bolivienne

Description botanique

Erythroxylum coca est un arbuste tropical persistant, généralement maintenu à taille relativement basse lorsqu'il est cultivé pour ses feuilles.

Racines

Le système racinaire est :

ligneux ;
ramifié ;
adapté aux sols tropicaux bien drainés.
Tiges et rameaux

Les rameaux sont :

fins ;
ligneux ;
fortement ramifiés ;
souvent comprimés lorsqu'ils sont jeunes, caractère rencontré dans le genre Erythroxylum.
Feuilles

Les feuilles sont :

simples ;
alternes ;
entières ;
ovales à elliptiques ;
relativement minces ;
vertes et glabres.

Elles possèdent un pétiole court et des stipules caractéristiques.

Ce sont les feuilles qui constituent la partie ethnobotanique et pharmacologiquement la plus importante.

Fleurs

Les fleurs sont :

petites ;
axillaires ;
blanchâtres à jaune-crème ;
généralement à cinq pétales.
Fruits

Les fruits sont de petites drupes :

ovoïdes ;
rouges à maturité ;
contenant généralement une graine.

Répartition

originaire de l'ouest de l'Amérique du Sud, avec une aire indigène comprenant :

Bolivie ;
nord du Brésil ;
Colombie ;
Équateur ;
Pérou.

E. coca var. coca est principalement andine, tandis que E. coca var. ipadu est notamment associée au sud-est de la Colombie et au nord du Brésil, avec présence également au Pérou.

L'espèce a par ailleurs été introduite dans différentes régions tropicales hors d'Amérique du Sud.

Habitat

La coca est principalement une espèce du biome tropical humide.

Elle est associée selon les régions à :

forêts tropicales ;
zones andines tropicales ;
vallées humides ;
formations arbustives ;
zones cultivées.

Principes actifs

L'ingrédient pharmacologiquement actif est l'alcaloïde cocaïne, 0,3 à 1,5 pour cent dans les feuilles fraîches, avec une moyenne de 0,8 pour cent. associée à d'autres substances alcaloïdes, cinnamate de méthylecgonine, Produit de la mydriase localement.

Utilisations Culinaire:

Les feuilles sont mâchées ou consommées sous forme de thé.

Médecine Rurale:

En Amérique du Sud, les feuilles sont mâchées comme toniques.

En Bolivie, c'est l'une des plantes les plus courantes de la médecine folklorique utilisée comme stimulant général.

Les feuilles, lorsqu'elles sont mâchées, renforcent et préservent les dents.

Croquer une feuille après un repas copieux comme digestif.

Pour les nourrissons souffrant de coliques, du lait chaud dans lequel on remue les feuilles;

Dans les affections de la gorge comme le rhume, le catarrhe et l'asthme, les feuilles sont mâchées ou fumées en cigarettes, ou utilisées en décoction chaude.

Fréquemment utilisé dans les opérations mineures, en particulier la chirurgie ophtalmique, son effet anesthésique commençant en 3 minutes environ et durant environ une demi-heure.

Utilisation signalée pour la laxité intestinale, le paludisme, les ulcères et la laxité intestinale ; aussi, comme aphrodisiaque.

Une infusion de feuilles sert aussi de remède contre le mal de l'altitude.

Le thé de coca a été utilisé pour diminuer le sevrage et contrôler les rechutes de la dépendance à la cocaïne.

Les feuilles contiennent de la cocaïne et d'autres alcaloïdes. elles sont narcotiques, stimulants cérébraux et anesthésiques locaux.

Usages traditionnels

L'usage traditionnel de la feuille entière doit être distingué de celui de la cocaïne purifiée.

Fatigue et endurance

La feuille est traditionnellement utilisée comme stimulant léger, notamment pour :

diminuer la sensation de fatigue ;
favoriser l'endurance ;
maintenir la vigilance lors d'efforts prolongés.
Travail en altitude

Son utilisation est profondément associée aux populations des Andes.

Mal d'altitude

La coca est traditionnellement consommée pour accompagner les symptômes liés à l'altitude.

L'OMS reconnaît cet usage traditionnel, tout en soulignant que les données cliniques disponibles restent limitées.

Faim

La feuille possède traditionnellement un effet :

coupe-faim ;
stimulant.
Digestion

Les préparations traditionnelles sont également utilisées pour certains :

inconforts digestifs ;
troubles gastriques ;
difficultés digestives.
Usages culturels et rituels

La feuille de coca possède une importance qui dépasse largement son intérêt pharmacologique.

Elle intervient traditionnellement dans certaines communautés dans :

cérémonies ;
rituels ;
pratiques divinatoires ;
offrandes ;
échanges sociaux ;
pratiques médicinales.

L'OMS souligne explicitement l'importance culturelle et traditionnelle de la coca pour les peuples autochtones de la région andine.

Usages culinaires

La feuille de coca possède des usages traditionnels sous forme de :

feuilles entières ;
boissons et infusions ;
préparations alimentaires locales.

Kew classe notamment l'espèce parmi les plantes possédant des usages alimentaires et sociaux.

Infusion de coca

Le maté de coca est une préparation traditionnelle bien connue dans les régions andines.

Feuille traditionnelle

La mastication ou conservation des feuilles dans la bouche constitue également une pratique ancestrale andine.

Ces usages traditionnels ne doivent pas être assimilés à l'administration de cocaïne purifiée : l'exposition, la vitesse d'absorption et le contexte pharmacologique sont différents. L'OMS indique que la mastication traditionnelle et le thé de coca ne semblent pas présenter les mêmes risques de santé publique que la cocaïne concentrée, tout en maintenant la feuille sous contrôle international.

Posologie

Feuilles — mastication traditionnelle andine

La mastication des feuilles, appelée notamment chacchado, constitue l'usage traditionnel majeur. Les feuilles libèrent progressivement leurs alcaloïdes dans la salive, avec des effets traditionnellement recherchés contre la fatigue, la faim et la soif, notamment lors d'efforts physiques et en altitude.

Une étude récente décrit comme quantité coutumière :

environ 7 à 20 g de feuilles de coca par session de mastication.

Les auteurs estiment que cette quantité de E. coca var. coca peut apporter approximativement 17–48 mg de cocaïne naturellement présente, avec une absorption plus lente et des concentrations sanguines nettement inférieures à celles produites par la cocaïne purifiée.

Cette quantité est une description ethnographique de l'usage traditionnel

Consommation quotidienne traditionnelle

Une ancienne monographie toxicologique internationale rapporte chez certains utilisateurs habituels une consommation d'environ :

60 g de feuilles/jour.

Les effets rapportés comprennent principalement anesthésie locale de la bouche, stimulation légère, diminution de la fatigue et légère euphorie.

Cette quantité décrit une consommation traditionnelle chronique et ne doit pas être interprétée comme une dose phytothérapeutique recommandée.

Mate de coca — infusion

Les feuilles sont également mises dans l'eau chaude pour préparer le traditionnel mate de coca.

Il est traditionnellement consommé notamment dans les régions andines pour la fatigue et les désagréments liés à l'altitude. Le Muséum national d'Histoire naturelle souligne que, dans certaines régions d'origine, des usages traditionnels tels que le mate et certaines applications médicinales restent autorisés dans des cadres spécifiques

Culture

à grande échelle en Amérique du Sud ; également à Java et à Ceylan.

Précautions

Les feuilles contiennent de la cocaïne elles sont narcotiques

Contre-indications

La feuille de coca contient naturellement de la cocaïne, substance pharmacologiquement active agissant notamment sur les systèmes monoaminergiques.

Effets cardiovasculaires

Une exposition importante aux alcaloïdes peut provoquer :

accélération du rythme cardiaque ;
augmentation de la pression artérielle ;
palpitations ;
vasoconstriction.
Effets neurologiques

À exposition élevée :

agitation ;
anxiété ;
tremblements ;
insomnie ;
excitation neurologique.

Les risques deviennent beaucoup plus importants avec la cocaïne isolée ou concentrée qu'avec les usages traditionnels de la feuille entière.

Grossesse et allaitement

L'utilisation médicinale de produits contenant naturellement de la cocaïne n'est pas appropriée pendant :

grossesse ;
allaitement.
Maladies cardiovasculaires

Prudence majeure en cas de :

hypertension ;
arythmie ;
maladie coronarienne ;
antécédent cardiovasculaire.
Dépistage toxicologique

La consommation de produits contenant de véritables feuilles de coca peut entraîner la présence de métabolites de cocaïne et donc interférer avec un dépistage toxicologique.

Dépendance

Il faut là encore distinguer feuille traditionnelle et cocaïne concentrée. L'évaluation de l'OMS de 2025 indique que les données ethnographiques disponibles ne montrent pas de risque important de dépendance lié aux usages traditionnels de la feuille, contrairement aux risques bien établis de la cocaïne concentrée

Interactions

Stimulants

Prudence avec les substances augmentant fortement la stimulation sympathique, notamment certains médicaments stimulants.

Caféine et plantes stimulantes

L'association avec de fortes quantités de :

café ;
guarana ;
maté ;
noix de kola

pourrait accentuer :

nervosité ;
tachycardie ;
insomnie ;
palpitations.
Antihypertenseurs

Les effets cardiovasculaires des alcaloïdes peuvent rendre la réponse aux médicaments antihypertenseurs moins prévisible.

Médicaments cardiovasculaires

Une prudence particulière est nécessaire avec les traitements des :

arythmies ;
cardiopathies ;
troubles tensionnels.
Médicaments psychotropes

Des interactions pharmacodynamiques sont possibles avec certains :

antidépresseurs ;
stimulants ;
médicaments agissant sur les monoamines.

Les interactions dépendent fortement de la quantité d'alcaloïdes réellement absorbée.

Photographies

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