Photographie de Pomme de Mangrove
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Lythraceae

Pomme de Mangrove

Sonneratia caseolaris

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Aussi appelée : Pomme de palétuvier

Description botanique

Port : arbre sempervirent ou parfois semi-persistant pouvant généralement atteindre 5 à 15 m, et occasionnellement davantage dans des conditions favorables.

Racines

Le système racinaire est particulièrement adapté aux sols :

vaseux ;
pauvres en oxygène ;
périodiquement inondés.

L'arbre développe de nombreux pneumatophores, racines spécialisées poussant verticalement hors de la vase.

Ces structures permettent les échanges gazeux nécessaires aux racines enfouies dans les sols saturés d'eau.

Tronc

Tronc relativement droit, parfois ramifié assez bas.

L'écorce est :

grisâtre à brunâtre ;
rugueuse ;
fissurée chez les arbres âgés.
Feuilles

Les feuilles sont simples, opposées, généralement :

ovales à elliptiques ;
épaisses ;
entières ;
vertes ;
légèrement coriaces.

Elles sont adaptées aux environnements salins et humides.

Fleurs

Les fleurs sont grandes et caractéristiques.

Elles présentent de nombreuses longues étamines, souvent blanchâtres à rougeâtres selon le stade et les populations.

Elles s'ouvrent fréquemment en fin de journée ou pendant la nuit.

La pollinisation peut faire intervenir différents animaux nocturnes, notamment des chauves-souris dans certaines régions.

Fruits

Les fruits sont globuleux à légèrement aplatis.

Ils possèdent :

une peau verte à verdâtre ;
une pulpe charnue ;
de nombreuses petites graines.

À maturité, leur saveur est généralement acidulée, parfois légèrement sucrée.

Répartition

Sonneratia caseolaris est largement répandue dans les régions tropicales de l'Indo-Pacifique.

Elle est présente notamment en :

Inde ;
Bangladesh ;
Sri Lanka ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Cambodge ;
Vietnam ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines ;
Papouasie-Nouvelle-Guinée ;
nord de l'Australie et certaines îles du Pacifique selon les flores.

L'espèce est particulièrement associée aux estuaires, embouchures et parties moins fortement salines des mangroves.

Habitat

La Pomme de Mangrove pousse dans des environnements soumis à l'influence des marées :

mangroves ;
estuaires ;
berges vaseuses ;
embouchures ;
lagunes ;
rivières soumises aux marées ;
zones saumâtres.

Elle tolère :

inondations périodiques ;
sols pauvres en oxygène ;
vase ;
salinité variable.

Elle est souvent rencontrée dans des secteurs où l'eau est saumâtre à relativement peu saline, notamment le long des cours d'eau estuariens.

Ses pneumatophores représentent une adaptation essentielle à cet environnement.

Principes actifs

Le criblage phytochimique des tissus de l'écorce a produit de grandes quantités de composés phénoliques, de flavonoïdes, de tanins, d'alcaloïdes et de saponines.
Les fruits sont une source de pectine.

Utilisations Culinaire:

Le fruit est consommé cru ou cuit. Le fruit, est légèrement acide, et utilisé comme aliment ; aussi pour faire du vinaigre.

Les feuilles et les fruits sont comestibles et appréciés comme nourriture dans certaines régions.

la pulpe du fruit est mélangée avec de l'extrait de lait de coco et transformée en un milk-shake.

Le fruit est utilisé pour aromatiser les currys et les chutnies.

Médecine Rurale:

La plante est dite hémostatique.

Le fruit est utilisé comme cataplasme dans les entorses et les gonflements, il est également Utilisé pour les hémorroïdes.

Le Jus fermenté est utile pour arrêter les hémorragies.

L'écorce de vieux fruits sont utilisée comme vermifuge.

Le fruits mi-mûrs est utilisé pour traiter la toux.

Les feuilles pilées sont utilisées comme traitement pour l'hématurie et la variole.

Les feuilles sont broyées, mélangées avec du sel et appliquées en cataplasme sur les coupures et les contusions.

Autres:

Les Racines aériennes sont utilisées pour la fabrication de semelles en bois de pantoufles pour femmes ( korcho ) et de bouchons de bouteilles.

Appelé aussi liège, car les pêcheurs fabriquent des flotteurs de filets.

Usages traditionnels

Diarrhée

L'écorce et parfois les feuilles sont traditionnellement employées comme préparations astringentes contre :

diarrhée ;
selles liquides ;
certains troubles intestinaux.
Troubles digestifs

Différentes préparations traditionnelles sont utilisées pour :

douleurs abdominales ;
inconfort digestif ;
troubles gastriques.
Plaies et affections cutanées

Les feuilles et l'écorce apparaissent dans certaines pratiques traditionnelles externes pour :

petites plaies ;
coupures ;
irritations ;
inflammations cutanées.
Fièvre

Certaines communautés utilisent des préparations de feuilles ou d'écorce lors d'états fébriles.

Douleurs et inflammations

Différentes parties de la plante sont également associées traditionnellement aux :

douleurs ;
gonflements ;
inflammations.

Usages culinaires

Le fruit mûr est comestible et possède une véritable importance alimentaire locale dans certaines régions d'Asie du Sud-Est.

Sa pulpe est généralement :

acidulée ;
aromatique ;
légèrement sucrée à maturité.

Elle peut être consommée :

fraîche ;
en jus ;
en boissons ;
en sirop ;
en confiture ;
en gelée ;
en chutney ;
dans des sauces ;
dans certains plats locaux.

Au Vietnam, les fruits de Sonneratia sont notamment associés à diverses préparations culinaires régionales.

En Indonésie, les fruits peuvent être transformés en boissons, sirops ou autres produits alimentaires.

La pulpe présente également un intérêt pour la fabrication de produits transformés grâce à sa teneur en acides organiques, fibres et pectines.

Posologie

Fruit demi-mûr — toux

C'est ici que l'on trouve une posologie ethnomédicinale quantitative particulièrement intéressante. Une source botanique bangladaise rapporte :

5 mL de jus frais de fruit demi-mûr par prise
2 fois/jour
poursuivi traditionnellement jusqu'à disparition de la toux.

Fruit mûr — usages médicinaux et alimentaires

Les fruits mûrs sont comestibles, crus ou cuits. PROSEA rapporte également leur emploi médicinal, principalement pour favoriser l'arrêt des saignements, comme vermifuge et pour apaiser la toux.

Au Bangladesh, le jus fermenté du fruit est traditionnellement utilisé lors de saignements, tandis que la paroi de vieux fruits est employée comme vermifuge.

Jus de fruit — fièvre

Le jus frais du fruit est également administré traditionnellement contre la fièvre.

Jus frais de fruit : voie orale
quantité : non précisée pour cet usage

Racines — décoction traditionnelle

Aux Philippines, la Traditional Knowledge Digital Library rapporte un usage très clair chez l'adulte :

couper les racines en morceaux
faire bouillir dans l'eau pour obtenir une décoction
boire la décoction 3 fois/jour.

Cette préparation est traditionnellement employée dans le contexte de l'asthme.

Feuilles — usage externe

Les feuilles pilées sont traditionnellement appliquées sur certaines lésions.

feuilles fraîches pilées avec du sel
application en cataplasme sur les petites plaies.

Une autre source bangladaise indique qu'un extrait de feuilles est utilisé pour laver les contusions 2 fois/jour.

lavage de feuilles : 2 fois/jour
cataplasme : quantité suffisante pour couvrir la zone
concentration de la préparation : non standardisée.

Fleurs — usage urinaire traditionnel

Le jus des fleurs est traditionnellement employé dans certaines préparations contre les troubles urinaires.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Le fruit mûr consommé comme aliment est généralement considéré comme distinct des extraits médicinaux concentrés.

Acidité du fruit

Chez certaines personnes sensibles, une consommation importante de fruits très acides peut favoriser :

irritation gastrique ;
reflux ;
inconfort digestif.
Préparations riches en tanins

L'écorce et certaines feuilles peuvent contenir des quantités importantes de tanins.

À fortes concentrations, les préparations tanniques peuvent provoquer :

irritation gastrique ;
nausées ;
constipation.
Contamination environnementale

Cette précaution est particulièrement importante pour une plante de mangrove.

Les arbres poussant dans des estuaires pollués peuvent être exposés à différents contaminants présents dans :

sédiments ;
eau ;
déchets industriels ou urbains.

Pour un usage alimentaire ou médicinal, la provenance du matériel végétal doit donc être prise en considération.

Grossesse et allaitement : le fruit alimentaire est à distinguer des extraits concentrés de feuilles ou d'écorce, pour lesquels les données sont insuffisantes.

Enfants : aucune posologie phytothérapeutique standardisée des extraits.

Interactions

Antidiabétiques

Des recherches précliniques sur certains extraits de Sonneratia ont étudié des effets sur la glycémie.

Une prudence est donc raisonnable avec les extraits concentrés associés à :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres traitements antidiabétiques.

Cette précaution ne doit pas être automatiquement appliquée à une consommation alimentaire normale du fruit.

Préparations riches en tanins

De fortes doses d'écorce ou de feuilles pourraient théoriquement diminuer l'absorption de certains médicaments ou minéraux lorsqu'ils sont pris simultanément.

Fer

Les tanins peuvent diminuer l'absorption digestive du fer non héminique. Il peut donc être préférable d'espacer une préparation médicinale fortement tannique d'un supplément de fer.

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