Photographie de Pommier
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Rosaceae

Pommier

Malus domestica

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Aussi appelée : Pommier domestique, Pommier cultivé.

Description botanique

Port : arbre fruitier caduc généralement haut de 3 à 10 m en culture, mais pouvant devenir plus grand lorsqu'il pousse librement.

La forme et la hauteur dépendent fortement :

du cultivar ;
du porte-greffe ;
de la taille ;
des conditions de culture.
Tronc et écorce

Le tronc est généralement court à moyennement développé.

L'écorce est :

gris-brun ;
relativement lisse chez les jeunes arbres ;
plus fissurée avec l'âge.
Feuilles

Les feuilles sont :

simples ;
alternes ;
ovales à elliptiques ;
dentées ;
légèrement velues, surtout sur la face inférieure chez de nombreux cultivars.

Elles sont caduques et tombent à l'automne.

Fleurs

Les fleurs apparaissent au printemps.

Elles possèdent généralement 5 pétales, blancs à rosés, et sont regroupées en bouquets.

Elles sont riches en nectar et pollen et attirent notamment les abeilles et autres insectes pollinisateurs.

La plupart des cultivars bénéficient d'une pollinisation croisée avec une variété compatible.

Fruits

La pomme est botaniquement un fruit complexe de type piridion.

Elle peut être :

ronde ;
aplatie ;
conique ;
allongée.

Sa peau varie du :

vert ;
jaune ;
rose ;
rouge ;
rouge foncé.

La chair peut être :

blanche ;
crème ;
jaunâtre ;
parfois rosée ou rouge chez certains cultivars.

Le cœur renferme plusieurs pépins.

Répartition

L'histoire évolutive du pommier domestique est étroitement liée à l'Asie centrale, notamment aux populations sauvages de Malus sieversii.

Au cours de sa diffusion vers l'ouest le long des anciennes routes commerciales, les pommiers domestiqués se sont hybridés avec plusieurs espèces sauvages de Malus.

Aujourd'hui, Malus domestica est cultivé dans la plupart des régions tempérées :

Europe ;
Asie ;
Amérique du Nord ;
Amérique du Sud ;
Afrique du Nord et zones montagneuses africaines ;
Australie ;
Nouvelle-Zélande.

Il existe des milliers de cultivars, adaptés à différents climats, usages et périodes de récolte.

Habitat

Le pommier préfère généralement les climats tempérés, avec une période hivernale suffisamment fraîche pour de nombreuses variétés.

Il apprécie :

exposition ensoleillée ;
sol fertile ;
sol profond ;
drainage correct ;
humidité régulière sans engorgement.

Le pH optimal dépend du sol et du porte-greffe, mais un sol légèrement acide à proche de la neutralité convient généralement bien.

Les besoins en froid hivernal varient fortement selon les cultivars.

La multiplication commerciale est principalement réalisée par greffage, ce qui permet de conserver fidèlement les caractéristiques d'une variété.

Un pépin de pomme ne reproduit généralement pas fidèlement le cultivar dont il provient.

Principes actifs

Flavonoïdes, Polyphénols, Pectine, Fibres alimentaires, Vitamine C, vitamine A, vitamine K, Minéraux (Potassium, magnésium).

Usages traditionnels

Le pommier est avant tout alimentaire, mais la pomme et ses produits possèdent également différents usages traditionnels.

Digestion

La pomme est traditionnellement consommée pour favoriser une digestion douce et régulariser le transit.

Constipation

La pomme entière fournit :

fibres insolubles ;
pectines ;
eau.

Elle peut ainsi participer au fonctionnement normal du transit intestinal.

Diarrhée légère

La pomme cuite ou râpée possède également une réputation traditionnelle lors de diarrhées légères.

L'apparente contradiction avec son emploi contre la constipation s'explique en partie par :

la préparation ;
la quantité ;
la teneur en pectines ;
la présence ou non de la peau.
Convalescence

La pomme cuite et la compote ont longtemps été utilisées comme aliments faciles à consommer lors de :

convalescence ;
appétit diminué ;
troubles digestifs passagers.
Gorge

Certaines préparations traditionnelles à base de pomme cuite, de jus ou de boissons chaudes sont utilisées comme aliments adoucissants lors d'irritations légères de la gorge.

Usages culinaires

La pomme possède de très nombreux usages.

Elle peut être consommée :

fraîche ;
râpée ;
cuite ;
en compote ;
au four ;
en tarte ;
en pâtisserie ;
en salade ;
en jus ;
en purée ;
séchée ;
en gelée ;
en confiture ;
en chutney.

Elle peut également être transformée en :

cidre ;
vinaigre de cidre ;
jus concentré ;
pectine alimentaire.

La peau est comestible lorsqu'elle est saine et correctement lavée et constitue une source particulièrement intéressante de fibres et polyphénols.

Posologie

Pomme fraîche : consommation alimentaire habituelle selon les besoins et la tolérance.

Compote : aliment, sans dose thérapeutique standardisée.

Pomme séchée : plus concentrée en sucres et énergie que le fruit frais.

Pectine de pomme : disponible comme fibre alimentaire dans certains produits ; suivre la quantité indiquée par le fabricant et l'accompagner d'un apport hydrique suffisant.

Jus de pomme : apporte moins de fibres que le fruit entier et concentre plus facilement les sucres disponibles lorsqu'il est consommé en quantité importante.

Vinaigre de cidre : produit fermenté distinct du fruit et ne doit pas être assimilé nutritionnellement à une pomme entière.

Comment prendre la pectine ?

Pour une utilisation comme fibre alimentaire :

environ 6–15 g/jour de pectine correspond à la fourchette rencontrée dans plusieurs essais humains ;
répartir en 2–3 prises avec les repas est une manière pratique de reproduire les protocoles utilisant des prises fractionnées ;
accompagner d'une quantité suffisante d'eau.

Des quantités beaucoup plus élevées, 31 à 50 g/jour, ont également été expérimentées chez l'humain, mais elles ne constituent pas une dose générale nécessaire et sont davantage susceptibles de provoquer ballonnements ou inconfort digestif.

Peau de pomme

La peau est particulièrement intéressante car elle contient davantage de certains polyphénols que la chair, notamment des glycosides de quercétine, procyanidines et autres flavonoïdes.

Pomme — usage externe traditionnel

En médecine populaire européenne, le fruit a également été employé extérieurement. Une revue récente de la médecine populaire serbe rapporte notamment :

fruit de pomme appliqué sur les brûlures ;
vinaigre de pomme sur les contusions ;
pomme acide traditionnellement frottée sur les verrues.

Ces pratiques sont ethnomédicinales

Précautions

et contre-indications.

Certaines personnes peuvent être allergiques aux pommes.

Les graines de pomme contiennent de l'amygdaline, qui peut libérer du cyanure lorsqu'elle est métabolisée. La consommation de grandes quantités de graines de pomme est toxique, mais les petites quantités ingérées accidentellement ne posent généralement pas de problème.

Contre-indications

La pomme est généralement très bien tolérée comme aliment.

Allergie pomme–bouleau

Chez certaines personnes allergiques au pollen de bouleau, la pomme crue peut provoquer un syndrome d'allergie orale avec :

démangeaisons buccales ;
picotements des lèvres ;
irritation de la gorge ;
léger gonflement local.

Certaines protéines responsables sont sensibles à la chaleur, ce qui explique que la pomme cuite puisse parfois être mieux tolérée. Des formes d'allergie différentes peuvent toutefois être plus sévères.

La pomme peut être mal tolérée chez certaines personnes souffrant d'un intestin sensible en raison notamment de sa teneur en :

fructose ;
sorbitol.

Elle peut alors provoquer :

ballonnements ;
gaz ;
douleurs abdominales ;
diarrhée.
Pépins

Les pépins contiennent des glycosides cyanogènes, principalement de l'amygdaline.

Avaler accidentellement quelques pépins entiers ne représente généralement pas le même risque que leur consommation volontaire en quantité importante. Il est néanmoins déconseillé de broyer et consommer volontairement de grandes quantités de pépins.

Diabète

La pomme entière peut s'intégrer à une alimentation adaptée au diabète, mais sa teneur en glucides doit être intégrée au repas.

Les jus sont généralement absorbés plus rapidement et contiennent moins de fibres que le fruit entier.

Interactions

La consommation alimentaire normale de pommes présente peu d'interactions médicamenteuses préoccupantes.

Fibres et pectines

De fortes quantités de fibres ou de pectine concentrée peuvent modifier la vitesse d'absorption de certains médicaments pris simultanément.

Lorsque la régularité d'absorption d'un médicament est particulièrement importante, il peut être prudent d'espacer un complément fortement dosé en fibres du médicament selon les recommandations du professionnel de santé ou de la notice.

Antidiabétiques

Il ne s'agit pas principalement d'une interaction pharmacologique : les glucides du fruit et surtout du jus doivent simplement être intégrés au contrôle glycémique.

Plantes riches en fibres/mucilages

L'association de grandes quantités de pectine avec :

psyllium ;
lin ;
chia ;
autres fibres concentrées

peut augmenter :

ballonnements ;
sensation de satiété ;
modification du transit.

Une hydratation suffisante est importante.

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