Photographie de Primevère d’eau
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Onagraceae

Primevère d’eau

Ludwigia hyssopifolia

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Aussi appelée : Ludwigie à feuilles d’hysope, Ludwigie hyssopifoliée.

Description botanique

Ludwigia hyssopifolia est une plante herbacée annuelle ou parfois de courte durée de vie, généralement dressée et fortement ramifiée.

Racines

Le système racinaire est :

fibreux ;
ramifié ;
adapté aux terrains humides ou temporairement inondés.

La plante peut développer des racines supplémentaires au niveau des parties basses lorsqu'elles sont en contact avec un sol humide.

Tiges

Les tiges sont généralement :

dressées ;
anguleuses à presque cylindriques ;
ramifiées ;
vertes à parfois rougeâtres.

La plante peut atteindre approximativement 0,5 à 2 m de hauteur, selon les conditions environnementales.

Feuilles

Les feuilles sont :

simples ;
alternes ;
étroites à lancéolées ;
elliptiques-lancéolées ;
à marge généralement entière ;
progressivement rétrécies vers l'extrémité.

Leur forme étroite rappelle les feuilles de l'hysope, ce qui explique l'épithète hyssopifolia : « à feuilles d'hysope ».

Fleurs

Les fleurs sont petites et généralement :

solitaires ;
axillaires ;
jaunes.

Elles possèdent habituellement 4 pétales jaunes, caractère fréquent chez plusieurs Ludwigia.

Fruits

Le fruit est une capsule allongée, relativement étroite.

À maturité, elle renferme de nombreuses petites graines.

Graines

Les graines sont :

très petites ;
nombreuses ;
capables d'assurer une dispersion et une colonisation efficaces des terrains perturbés.

Cette forte production de graines explique en partie le comportement adventice de l'espèce.

Répartition

Ludwigia hyssopifolia possède aujourd'hui une distribution pantropicale.

Elle est présente dans de nombreuses régions :

d'Asie du Sud ;
d'Asie du Sud-Est ;
des Philippines ;
d'Indonésie ;
de Malaisie ;
de Chine méridionale ;
d'Afrique tropicale ;
d'Amérique tropicale ;
des îles du Pacifique.

Elle est particulièrement fréquente dans les régions agricoles tropicales humides.

Habitat

La Primevère d'eau affectionne les terrains :

humides ;
marécageux ;
temporairement inondés ;
boueux ;
riches en eau.

Elle pousse notamment dans :

rizières ;
fossés ;
marais ;
berges ;
canaux d'irrigation ;
terrains agricoles humides ;
zones inondables ;
friches humides.

Elle peut devenir une adventice importante des rizières.

Elle tolère également les variations saisonnières du niveau de l'eau, ce qui lui permet de coloniser rapidement les terrains temporairement inondés.

Principes actifs

Des études phytochimiques ont permis de trouver de la vitexine, de l’isovitexine, de l’orientine et de l’isoorientine.

Médecine Rurale.

Dans la médecine traditionnelle, certaines parties de la plante sont utilisées pour traiter divers maux.

La plante est utilisée dans le traitement de la diarrhée, de la dysenterie, de l’entérite et de la sprue.

Un cataplasme de la plante est utilisé pour traiter les boutons, les furoncles.

Utilisé pour le rhume-fièvre, la douleur dans la gorge, l’inflammation de la cavité buccale.

Utilisé pour l’entérite-diarrhée, l’eczéma et le furoncle.

La décoction de la plante séchés est utilisés comme gargarisme pour l’ulcère de la bouche.

Les matières fraîches pilées peuvent être Appliqué en cataplasme sur la zone affligée par l’eczéma.

Au Bangladesh et en Inde, la décoction utilisée pour la diarrhée et la dysenterie, les flatulences, la leucorrhée et l’hémoptysie.

Les feuilles sont utilisées pour le cataplasme dans l’orchite et l’élargissement des glandes cervicales.

Une décoction est utilisée comme vermifuge et purgatif.

Une infusion froide des racines est utilisée pour traiter la syphilis.

Au Nigeria, la décoction de feuilles est utilisée pour le traitement du paludisme.

Autres.

Un colorant noir est fabriqué à partir de la plante entière

Usages traditionnels

Les utilisations médicinales de Ludwigia hyssopifolia sont principalement issues de médecines populaires d'Asie tropicale.

La documentation clinique moderne reste faible.

Diarrhée et dysenterie

Les parties aériennes ou la plante entière sont traditionnellement employées pour certains :

épisodes diarrhéiques ;
troubles intestinaux ;
dysenteries.

Cet usage est essentiellement traditionnel.

Troubles digestifs

Des préparations populaires sont également utilisées pour :

douleurs abdominales ;
inconfort digestif ;
troubles intestinaux.
Fièvre

La plante possède un usage ethnomédicinal comme fébrifuge dans certaines régions.

Douleurs

Des préparations sont traditionnellement utilisées contre différents types de douleurs.

Inflammations

Les parties aériennes peuvent être employées pour accompagner :

inflammations ;
gonflements ;
irritations.
Plaies

La plante fraîche écrasée peut être appliquée traditionnellement sur :

petites plaies ;
coupures ;
irritations cutanées.
Troubles urinaires

Certains usages populaires concernent également :

augmentation de l'élimination urinaire ;
troubles urinaires légers.

Usages culinaires

Ludwigia hyssopifolia n'est pas considérée comme un légume courant.

Il existe des usages alimentaires locaux de différentes espèces de Ludwigia, mais ils ne doivent pas être automatiquement attribués à celle-ci.

Cette distinction est importante car les jeunes pousses de certaines plantes aquatiques sont parfois consommées régionalement sous des noms vernaculaires communs.

Posologie

Jus frais des fleurs — douleurs d’estomac

Une donnée ethnomédicinale quantitative provenant du Bangladesh est particulièrement précise :

fleurs fraîches pressées pour obtenir le jus
5 mL par prise
2 fois/jour
pendant 2 jours

Cette préparation est traditionnellement employée contre les douleurs d'estomac.

Feuilles — troubles gynécologiques

Dans la même tradition, les feuilles sont transformées en petites pilules de la taille d'un pois, puis administrées avec une petite quantité de miel pour certains troubles gynécologiques.

Feuilles : broyées et façonnées en pilule
Taille : environ celle d'un pois
Administration : avec un peu de miel

Jus frais des feuilles

Le jus frais des feuilles est également administré traditionnellement dans certains troubles nerveux autrefois décrits sous le terme d'« hystérie ».

Feuilles fraîches : jus exprimé
voie orale

Décoction — diarrhée, dysenterie et troubles intestinaux

PROSEA documente l'emploi de L. hyssopifolia en Indochine contre :

diarrhée • dysenterie • entérite • sprue/troubles intestinaux.

Plus généralement, les Ludwigia médicinales de la région sont préparées en décoction et considérées traditionnellement comme astringentes, diurétiques, carminatives et parfois laxatives.

Pour L. hyssopifolia :

plante entière ou parties aériennes : décoction
voie orale

Infusion froide de racines

En Malaisie péninsulaire, une préparation particulière est documentée :

racines de L. hyssopifolia
préparer une infusion à froid
boire la préparation.

Elle était traditionnellement employée contre la syphilis.

Précautions

Bien que Ludwigia hyssopifolia soit souvent considérée comme une plante attrayante pour les jardins aquatiques et les étangs, elle peut devenir envahissante dans certains habitats humides

Contre-indications

Récolte en milieu aquatique

C'est une précaution particulièrement importante pour cette plante.

Les spécimens provenant de :

fossés ;
canaux ;
rizières traitées ;
eaux usées ;
zones industrielles ;
bords de routes

peuvent être exposés à :

pesticides ;
herbicides ;
métaux lourds ;
hydrocarbures ;
microorganismes pathogènes.

Une plante médicinale provenant d'un milieu aquatique contaminé ne doit pas être utilisée.

Grossesse

Les données de sécurité sont insuffisantes.

Éviter les préparations médicinales concentrées pendant la grossesse.

Allaitement

Même prudence pendant l'allaitement.

Enfants

Aucune posologie pédiatrique sûre n'est établie.

Maladies hépatiques ou rénales

Prudence avec les extraits concentrés en raison du manque de données toxicologiques humaines.

Usage prolongé

Éviter l'automédication prolongée ou l'emploi de fortes concentrations.

Interactions

Médicaments antidiabétiques

Si des extraits présentant une activité hypoglycémiante expérimentale sont utilisés, une interaction additive avec :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres médicaments antidiabétiques

reste théoriquement possible.

Il ne s'agit pas d'une interaction clinique démontrée.

Plantes hypoglycémiantes

Même prudence avec de fortes concentrations de :

Momordique ;
Gymnema ;
Fenugrec ;
feuilles de mûrier ;
autres plantes hypoglycémiantes.
Diurétiques

Compte tenu de certains usages urinaires traditionnels, une prudence est raisonnable avec les médicaments ou plantes fortement diurétiques, bien qu'une interaction spécifique ne soit pas établie.

Médicaments à marge thérapeutique étroite

Faute d'études pharmacocinétiques, éviter l'association empirique de fortes doses d'extraits avec des médicaments à marge thérapeutique étroite.

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