Photographie de Raisin de Brousse
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Raisin de Brousse

Cayratia trifolia

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Aussi appelée : Vigne sauvage, Cayratie trifoliée.

Description botanique

Cayratia trifolia est une liane herbacée à semi-ligneuse, vigoureuse et fortement ramifiée.

Racines

Le système racinaire est :

vivace ;
ramifié ;
relativement robuste ;
brunâtre extérieurement.

Les racines sont utilisées dans certaines médecines traditionnelles.

Tiges

Les tiges sont :

longues ;
grimpantes ou rampantes ;
souples lorsqu’elles sont jeunes ;
plus ligneuses avec l’âge ;
munies de vrilles permettant à la plante de s’accrocher aux supports.

Elles peuvent former des peuplements denses sur les arbustes et autres végétaux.

Feuilles

Les feuilles sont généralement trifoliolées, caractère à l’origine du nom trifolia.

Chaque feuille comporte habituellement trois folioles :

une foliole terminale ;
deux folioles latérales.

Les folioles sont :

ovales à elliptiques ;
parfois rhomboïdales ;
dentées ;
pointues à l’extrémité ;
vertes ;
parfois légèrement pubescentes.
Vrilles

Des vrilles permettent à la liane de grimper sur :

arbustes ;
clôtures ;
arbres ;
autres supports.
Fleurs

Les fleurs sont :

petites ;
verdâtres à jaune verdâtre ;
regroupées en inflorescences ramifiées.

Elles sont relativement discrètes.

Fruits

Les fruits sont de petites baies globuleuses, rappelant de minuscules raisins.

Ils passent généralement du :

vert

au :

rougeâtre ;
violet ;
violet-noir à noirâtre

à maturité.

Chaque baie renferme plusieurs graines.

Répartition

Cayratia trifolia possède une vaste répartition dans les régions tropicales et subtropicales de l’Ancien Monde.

Elle est notamment présente en :

Inde ;
Sri Lanka ;
Bangladesh ;
Népal dans les zones chaudes ;
Myanmar ;
Thaïlande ;
Laos ;
Cambodge ;
Vietnam ;
sud de la Chine ;
Malaisie ;
Indonésie ;
Philippines ;
Nouvelle-Guinée ;
Australie tropicale ;
plusieurs îles du Pacifique.

Habitat

Le Raisin de Brousse pousse dans une grande diversité de milieux tropicaux :

lisières forestières ;
forêts secondaires ;
broussailles ;
haies ;
terrains abandonnés ;
bords de routes ;
berges ;
zones agricoles ;
terrains perturbés ;
végétation littorale dans certaines régions.

La plante apprécie :

chaleur ;
humidité ;
lumière à mi-ombre ;
sols suffisamment drainés.

Elle peut devenir très vigoureuse dans les régions tropicales et recouvrir rapidement la végétation environnante.

Principes actifs

La plante produit une huile cireuse jaune, des glucides, des stéroïdes, des terpénoïdes, des flavonoïdes et des tanins.
Les feuilles des plantes produisent des stéroïdes, des tanins, des flavonoïdes, des acides gras et des terpénoïdes.
Les tiges, les feuilles et les racines donnent de l'acide cyanhydrique et de la delphinidine.

Usages traditionnels

Les usages varient fortement selon les régions.

Plaies

Les feuilles sont traditionnellement appliquées sur :

petites plaies ;
coupures ;
lésions superficielles.
Inflammations

La plante est employée traditionnellement contre :

inflammations ;
gonflements ;
œdèmes locaux.
Douleurs

Des préparations sont utilisées lors de :

douleurs corporelles ;
douleurs musculaires ;
douleurs articulaires.
Rhumatismes

Les feuilles ou racines apparaissent dans certaines préparations traditionnelles contre les douleurs dites rhumatismales.

Fièvre

Certaines médecines populaires utilisent la plante lors d’états fébriles.

Troubles digestifs

Elle possède également des usages lors de :

indigestion ;
douleurs abdominales ;
diarrhée ;
certains troubles intestinaux.
Troubles cutanés

Les feuilles sont traditionnellement utilisées sur certaines :

irritations ;
éruptions ;
inflammations cutanées.
Ulcères et lésions

Des usages populaires concernent les ulcérations, particulièrement sous forme externe. Les recherches gastroprotectrices expérimentales ne suffisent cependant pas à valider un traitement des ulcères gastriques.

Diabète

La plante possède une réputation antidiabétique dans certaines médecines traditionnelles.

Tumeurs

Certaines traditions et études expérimentales mentionnent l'utilisation ou l'étude de la plante concernant des proliférations ou tumeurs.

Usages culinaires

Herbe sauvage nutritive et comestible.
Les jeunes feuilles sont consommées comme légume, après les avoir bouillies avec du sel pour éliminer les propriétés irritantes.
Une sève abondante coule de la tige coupée et se boit pour apaiser la soif.

Posologie

Jeunes feuilles — une poignée, 2 à 3 fois/jour

Une enquête ethnomédicinale réalisée dans les districts de Narail et Jessore, au Bangladesh, fournit une posologie traditionnelle particulièrement exploitable :

prendre 1 poignée de jeunes feuilles
les faire frire soigneusement
les consommer avec 1 poignée de riz bouilli encore chaud
2 à 3 fois/jour
pendant 2 à 3 jours.

Cette préparation est traditionnellement utilisée dans le contexte des saignements menstruels abondants.

Décoction feuilles + racines — forte fièvre

en Malaisie :

feuilles + racines
préparées en décoction
administration traditionnelle lors de forte fièvre.

Le jus frais des feuilles et des tiges est également employé dans le même contexte.

Décoction chaude puis fermentation

La littérature ethnopharmacologique décrit également :

feuilles + racines préparées en décoction chaude
préparation traditionnellement laissée fermenter
utilisée comme diaphorétique, notamment lors de forte fièvre.

Graines + tubercule — usage traditionnel dans le diabète

Une préparation traditionnelle associe :

infusion des graines
extrait de tubercule
administration orale, traditionnellement pour contrôler la glycémie.

Tubercule en poudre + lait — fractures

Une autre tradition indienne utilise :

tubercule/racine tubéreuse séchée et réduite en poudre
mélangée à du lait
prise oralement, traditionnellement pour accompagner la récupération après une fracture.

Racine + poivre noir — furoncles

Pour les furoncles :

racine broyée
mélangée avec du poivre noir
préparation appliquée localement sous forme de cataplasme.

Tubercule — œdème, plaies et morsures de serpent

La pâte de tubercule ou de racine est traditionnellement appliquée directement sur certaines lésions, œdèmes et plaies. La pâte de tubercule est également documentée dans les traditions indiennes concernant les morsures de serpent.

tubercule frais : écraser jusqu'à obtenir une pâte
application locale : quantité suffisante pour couvrir la zone concernée.

Feuilles en cataplasme

Les feuilles sont traditionnellement utilisées en cataplasme sur :

ulcères • furoncles • plaies • œdèmes.

Les feuilles et racines sont notamment utilisées en Malaisie en cataplasme contre les ulcérations du nez.

Une association de feuilles de Cayratia trifolia + Gymnema sylvestre est également appliquée traditionnellement sur l'eczéma.

Plante entière — diurétique

La plante entière possède une réputation traditionnelle de diurétique et est également mentionnée dans les traditions concernant la neuralgie, les troubles de la rate et les leucorrhées.

Précautions

Aucun Connu à ce jour

Contre-indications

Usage prolongé

Éviter l’usage interne :

prolongé ;
fortement concentré ;
à forte dose

sans données de sécurité suffisantes.

Grossesse

Par prudence, éviter les préparations médicinales concentrées pendant la grossesse.

Allaitement

Les données sont insuffisantes pour garantir l’innocuité.

Enfants

Aucune posologie pédiatrique moderne validée.

Diabète

Les personnes prenant un traitement hypoglycémiant doivent être prudentes avec les extraits concentrés en raison d’activités hypoglycémiantes observées expérimentalement.

Allergie

Une réaction cutanée ou digestive reste possible.

Fruits

Ne pas consommer des baies uniquement parce qu’elles ressemblent à de petits raisins.

L’identification botanique doit être certaine.

Récolte sauvage

Éviter les plantes récoltées :

au bord de routes très fréquentées ;
sur des terrains traités aux pesticides ;
près d’eaux polluées ;
sur des sols contaminés.

Interactions

Antidiabétiques

Une prudence est justifiée avec les extraits concentrés associés à :

insuline ;
metformine ;
sulfamides hypoglycémiants ;
autres traitements antidiabétiques.

Un effet hypoglycémiant additif reste théorique/préclinique.

Plantes hypoglycémiantes

Même prudence avec des associations concentrées contenant :

Momordica charantia ;
Gymnema sylvestre ;
Fenugrec ;
Mûrier ;
Cannelle.
Anti-inflammatoires

Des effets anti-inflammatoires ont été observés expérimentalement, mais aucune interaction clinique avec les AINS n’est suffisamment établie.

Médicaments à marge thérapeutique étroite

Faute d’études pharmacocinétiques humaines suffisantes, éviter l’association non supervisée d’extraits très concentrés avec des médicaments nécessitant un dosage sanguin précis.

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