Photographie de Reine des Philippines
Toutes les plantes
Rubiaceae

Reine des Philippines

Mussaenda philippica

3 photos
Aussi appelée : Mussaenda des Philippines

Description botanique

Mussaenda philippica est un arbuste persistant à semi-persistant pouvant atteindre environ 2 à 5 m, parfois davantage lorsqu’il pousse librement sous climat tropical.

Racines

Le système racinaire est :

ligneux ;
ramifié ;
relativement robuste chez les plantes adultes.

Les racines sont mentionnées dans certains usages ethnobotaniques du genre, mais les données spécifiques à M. philippica restent limitées.

Tiges et branches

Les branches sont :

ligneuses ;
dressées à étalées ;
fortement ramifiées.

Les jeunes rameaux peuvent présenter une certaine pubescence.

Feuilles

Les feuilles sont :

simples ;
opposées ;
pétiolées ;
ovales à elliptiques ;
entières ;
généralement pointues à l’extrémité.

Elles sont souvent :

vert foncé ;
légèrement pubescentes ;
plus pâles sur leur face inférieure.

Comme chez de nombreuses Rubiaceae, des stipules interpétiolaires sont présentes entre les bases des feuilles opposées.

Fleurs

Les véritables fleurs sont :

petites ;
tubulaires ;
généralement jaunes à jaune orangé ;
regroupées en inflorescences terminales.
Calice pétaloïde

L’élément le plus spectaculaire est l’agrandissement d’un des lobes du calice.

Celui-ci devient :

très grand ;
blanc à crème ;
ovale à largement elliptique ;
ressemblant à une grande feuille ou à un pétale.

Cette structure attire les pollinisateurs vers les petites fleurs véritables.

Fruits

Après fécondation, la plante peut produire de petits fruits :

charnus ;
ovoïdes à ellipsoïdes ;
contenant plusieurs graines.

Ils ne constituent pas un fruit alimentaire courant.

Répartition

Comme son nom l’indique, Mussaenda philippica est originaire des Philippines.

Elle appartient à la flore tropicale de l’archipel et pousse naturellement dans différents milieux boisés ou arbustifs.

En raison de son intérêt ornemental, elle est également cultivée dans de nombreuses régions :

d’Asie du Sud-Est ;
d’Asie tropicale ;
des îles du Pacifique ;
des Caraïbes ;
d’Amérique tropicale ;
d’Afrique tropicale.

De nombreux cultivars et hybrides horticoles de Mussaenda sont aujourd’hui cultivés, ce qui peut compliquer l’identification précise des plantes ornementales.

Habitat

À l’état naturel, la Reine des Philippines apprécie les environnements :

tropicaux ;
chauds ;
humides.

Elle peut être rencontrée dans :

forêts secondaires ;
lisières forestières ;
fourrés ;
clairières ;
pentes boisées ;
zones perturbées.

En culture, elle préfère :

lumière abondante ;
soleil doux à mi-ombre ;
chaleur ;
humidité atmosphérique ;
sol fertile ;
sol riche en matière organique ;
drainage efficace.

Elle tolère mal :

froid important ;
gel ;
sécheresse prolongée ;
engorgement permanent des racines.

Principes actifs

Les fleurs ont produit des saponines, des flavonoïdes, des tanins, des glucides et des résines.

Médecine Rurale:

La plante est utilisée contre la dysenterie et les morsures de serpent.

Une Décoction de racines et de feuilles est utilisée pour les affections de la poitrine et des poumons.

La racine et les sépales adultes sont utilisés dans la jaunisse.

L'écorce est utilisée contre les maux d'estomac.

Une décoction de feuilles est utilisée en externe comme émollient.

Pour la grippe, des guérisseurs utilisent le grattage de l'écorce de M. philippica et C. dichotoma. Mélangé et pilé, le jus est filtré et mélangé avec de l'extrait de citron; pris trois fois par jour.

Usages traditionnels

Plaies et affections cutanées

Les feuilles de plusieurs Mussaenda, y compris dans les traditions philippines ou asiatiques apparentées, sont rapportées dans des préparations externes destinées aux :

petites plaies ;
coupures ;
irritations ;
inflammations cutanées.

Pour M. philippica, cet usage doit rester présenté comme ethnobotanique/traditionnel, sans efficacité clinique établie.

Gonflements et inflammations

Des applications de feuilles écrasées ou préparations végétales sont rapportées dans le genre pour :

gonflements ;
inflammations ;
douleurs locales.
Fièvre

Certaines espèces du genre Mussaenda possèdent des usages fébrifuges traditionnels.

Pour M. philippica, les preuves spécifiques sont insuffisantes pour lui attribuer une indication antipyrétique établie.

Troubles digestifs

Des usages concernant :

douleurs abdominales ;
diarrhée ;
troubles digestifs

existent chez différentes espèces de Mussaenda, mais doivent être attribués avec prudence à M. philippica.

Infections

Certaines préparations traditionnelles sont utilisées sur des affections considérées comme infectieuses, tandis que des extraits de Mussaenda ont montré des activités antimicrobiennes en laboratoire.

Usages culinaires

Mussaenda philippica n’est pas considérée comme une plante alimentaire courante.

Posologie

Écorce + feuilles — décoction : 3 à 5 verres

Une étude ethnopharmacologique particulièrement intéressante menée auprès des Manobo d'Agusan del Sur, aux Philippines, fournit une véritable posologie quantitative. Pour l'écorce et les feuilles :

préparation : décoction dans l'eau
quantité consommée : 3 à 5 verres
fréquence : 1 à 3 fois/jour ou selon le besoin.

Les indications traditionnelles recensées étaient :

jaunisse • rhume/refroidissement • dysenterie • douleurs gastriques • fièvre • morsure de serpent.

Fleurs fraîches — 1 à 3 fleurs

La même étude Manobo fournit une deuxième posologie très concrète :

fleurs fraîches : 1 à 3 fleurs par prise
mode d'emploi : consommées directement
fréquence : 1 à 2 fois/jour ou selon le besoin
usage traditionnel : toux et asthme.

Racines + feuilles — affections pulmonaires

PROSEA documente aux Philippines une autre préparation traditionnelle :

racines + feuilles
préparées en décoction
administration orale
traditionnellement contre les affections de la poitrine et des poumons.

Racine + calice blanc — jaunisse

PROSEA indique également que :

les racines et
les grands lobes blancs du calice

sont traditionnellement utilisés aux Philippines contre la jaunisse.

Feuilles — décoction émolliente

Les feuilles sont également préparées en décoction émolliente dans la médecine traditionnelle philippine.

feuilles : décoction
usage traditionnel : émollient

Écorce — maux de tête

Un usage différent concerne le jus de l'écorce, traditionnellement utilisé contre les maux de tête aux Philippines.

Jus d'écorce : usage traditionnel local

Feuilles — saignement des gencives

Une enquête ethnomédicale auprès des Kalanguya d'Ifugao, à Luzon, rapporte un usage intéressant :

feuilles fraîches mâchées
conservées momentanément dans la bouche
traditionnellement pour diminuer le saignement des gencives après une extraction dentaire.

Morsure de serpent : usage historique uniquement

Les Manobo rapportent la décoction d'écorce et de feuilles parmi leurs préparations traditionnelles contre les morsures de serpent,

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Éviter les fortes doses, l’usage interne prolongé et les extraits non standardisés. Par prudence, l’usage médicinal interne est déconseillé pendant la grossesse et l’allaitement ; aucune posologie pédiatrique n’est validée.

Chez les personnes atteintes d’une maladie hépatique ou rénale, éviter les extraits concentrés non caractérisés sans avis professionnel. Une réaction cutanée individuelle reste possible : éviter les yeux, muqueuses, grandes surfaces et plaies importantes.

Interactions

« Les interactions médicamenteuses et végétales de Mussaenda philippica sont insuffisamment étudiées. Aucune interaction clinique majeure spécifique n’est actuellement établie ; par prudence, les extraits concentrés ne devraient pas être associés sans supervision à des médicaments à marge thérapeutique étroite ou à plusieurs plantes pharmacologiquement actives. »

Photographies

Galerie

3 images