Photographie de Renouée Tombante
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Polygonacea

Renouée Tombante

Polygonum pubescens

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Aussi appelée : Persicaire pubescente.

Description botanique

Plante herbacée annuelle ou parfois vivace, généralement associée aux milieux humides subtropicaux.

Tiges : dressées, généralement hautes d’environ 60 à 90 cm, rougeâtres, ramifiées dans leur partie moyenne et supérieure, avec des nœuds nettement renflés. Elles portent de courts poils appliqués.

Feuilles : ovales-lancéolées à largement lancéolées, généralement longues de 5 à 10 cm, pointues, vertes et pubescentes sur les deux faces.

Particularité des feuilles : contrairement à certaines renouées aquatiques apparentées, elles sont décrites comme non piquantes.

Ochréa : gaine membraneuse entourant les nœuds, pubescente et terminée par de longs cils.

Inflorescences : épis ou racèmes fins, terminaux ou axillaires, généralement longs de 7 à 15 cm, dont la partie supérieure est caractéristiquement tombante.

Fleurs : petites, verdâtres à rougeâtres ou rouge pourpré.

Fruits : akènes noirs, ovoïdes et trigones, d’environ 2,5–3 mm.

La floraison et la fructification ont principalement lieu de la fin de l’été à l’automne dans son aire chinoise.

Répartition

Persicaria pubescens possède une vaste distribution asiatique.

aire indigène s’étendant du sous-continent indien jusqu’au Japon et à la Malésie occidentale, comprenant notamment :

Chine, Inde, Bangladesh, Népal, Pakistan, Himalaya oriental et occidental, Japon, Corée, Taïwan, Cambodge, Laos, Thaïlande, Vietnam, Malaisie, Java et Sumatra.

L’espèce est principalement associée aux régions subtropicales.

Habitat

La Renouée tombante est une plante caractéristique des terrains frais à très humides.

Elle pousse notamment dans :

marais et zones humides ;
fossés ;
bords des rivières ;
berges ;
rizières et autres champs humides ;
terrains agricoles ;
sols temporairement détrempés.

En Chine, elle est signalée du niveau des basses terres jusqu’à environ 2 700 m d’altitude.

Principes actifs

La plante donne de l'anthocyane (glycoside de cyanidine, glycoside de péonidine), du flavonol.

Utilisations Culinaire:

Les feuilles sont utilisées comme herbe potagère ou assaisonnement.

Médecine Rurale:

La plante meurtrie est appliquée localement sur les pieds boursouflés et enflés.

Utilisée pour les morsures de serpent.

Une Décoction de plantes, associée à l'oignon, utilisée comme styptique, c'est-à-dire pour arrêter le saignement des plaies.

Également utilisée comme emménagogue et abortif.

Utilisé avec un jeune ananas pour provoquer l'avortement,

Autres:

Une pâte fabriquée à partir de la plante entière est jetée dans un ruisseau pour étourdir les poissons et les faire flotter à la surface.

Usages traditionnels

Douleurs : usage traditionnel et données expérimentales antalgiques.

Inflammations : utilisation traditionnelle et recherches pharmacologiques.

Élimination urinaire : réputation diurétique traditionnelle et données animales.

Constipation / purgation : propriétés purgatives rapportées traditionnellement.

Morsures de serpent : usage ethnomédicinal comme antidote dans certaines régions du Bangladesh ; il ne constitue évidemment pas un traitement médical d’une envenimation.

Pêche traditionnelle : dans certaines communautés d’Arunachal Pradesh, la plante broyée a été utilisée pour étourdir les poissons, ce qui constitue également un indice de présence de constituants biologiquement actifs.

Des sources de médecine traditionnelle chinoise ou ethnique rapportent également des emplois concernant diarrhée, dysenterie, indigestion, douleurs menstruelles, traumatismes, douleurs rhumatismales, démangeaisons et certaines affections cutanées.

Usages culinaires

« Des usages alimentaires des feuilles et graines sont rapportés dans certaines sources ethnobotaniques, mais ils doivent être considérés avec prudence en raison des confusions fréquentes entre plusieurs espèces asiatiques de Persicaria désignées par des noms vernaculaires similaires. »

Posologie

Décoction de feuilles — usage hémostatique traditionnel

PROSEA fournit un usage médicinal assez précis sur la forme de préparation :

feuilles de Persicaria pubescens
associées à de l'oignon
préparées en décoction
traditionnellement utilisées comme hémostatique (« styptic »).

Décoction feuilles + oignon : usage hémostatique traditionnel

Parties aériennes — douleur et inflammation

La littérature moderne rapporte une réputation traditionnelle de P. pubescens comme plante :

antalgique • anti-inflammatoire • diurétique • purgative.

Usage diurétique traditionnel

L'activité diurétique de la plante est mentionnée dans la littérature ethnomédicinale et a également fait l'objet d'études précliniques.

On peut retenir :

parties aériennes/plante : usage traditionnel diurétique
préparation orale traditionnelle : rapportée dans la littérature

Précautions

Les personnes ayant une tendance aux rhumatismes, à l'arthrite, à la goutte, aux calculs rénaux ou à l'hyperacidité doivent être particulièrement prudentes si elles incluent cette plante dans leur alimentation.

Cette plante est abortive déconseillée aux femmes enceinte

Contre-indications

Grossesse et allaitement : éviter l’usage médicinal interne concentré faute de données suffisantes.

Enfants : aucune posologie pédiatrique moderne validée.

Troubles digestifs : les usages purgatifs traditionnels suggèrent qu’une quantité excessive pourrait provoquer diarrhée ou inconfort digestif.

Usage prolongé : éviter les extraits concentrés pendant de longues périodes sans supervision.

Identification botanique : particulièrement importante en raison des nombreuses confusions possibles avec Persicaria hydropiper, P. minor et d’autres renouées asiatiques.

La mention d’un emploi traditionnel pour les morsures de serpent ne doit jamais conduire à retarder l’administration d’un antivenin ou les soins médicaux d’urgence.

Interactions

« Les interactions médicamenteuses de Persicaria pubescens ne sont pas suffisamment caractérisées. Ses activités diurétiques, antalgiques et purgatives rapportées traditionnellement ou expérimentalement justifient une prudence avec les diurétiques, laxatifs et associations de plusieurs plantes exerçant des effets similaires ; aucune interaction clinique majeure spécifique n’est actuellement établie. »

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