Nom commun
Résine du diable
Nom scientifique
Ferula asa-foetida
Famille botanique
Apiaceae
Description botanique
Ferula assa-foetida est une grande plante herbacée vivace de la famille des Apiaceae, adaptée aux régions sèches subtropicales.
Racine : épaisse, charnue et riche en canaux sécréteurs contenant l’oléogomme-résine.
Tige : robuste, dressée et fortement développée au moment de la floraison.
Feuilles : grandes, profondément divisées en nombreux segments.
Inflorescences : grandes ombelles caractéristiques des Apiaceae.
Fleurs : petites, généralement jaunâtres à jaune verdâtre.
Fruits : schizocarpes aplatis caractéristiques du genre Ferula.
Résine : fraîchement exsudée, elle est claire à blanchâtre puis devient progressivement jaune, rougeâtre à brunâtre en s’oxydant.
Son odeur extrêmement puissante, alliacée et soufrée, explique des appellations telles que « Résine du diable » ou « Devil’s dung ».
Racine : épaisse, charnue et riche en canaux sécréteurs contenant l’oléogomme-résine.
Tige : robuste, dressée et fortement développée au moment de la floraison.
Feuilles : grandes, profondément divisées en nombreux segments.
Inflorescences : grandes ombelles caractéristiques des Apiaceae.
Fleurs : petites, généralement jaunâtres à jaune verdâtre.
Fruits : schizocarpes aplatis caractéristiques du genre Ferula.
Résine : fraîchement exsudée, elle est claire à blanchâtre puis devient progressivement jaune, rougeâtre à brunâtre en s’oxydant.
Son odeur extrêmement puissante, alliacée et soufrée, explique des appellations telles que « Résine du diable » ou « Devil’s dung ».
Répartition
Originaire des régions arides d’Iran, d’Afghanistan et du Turkménistan
Cultivée en Inde, notamment au Rajasthan et au Cachemire
Pousse sur des sols secs, rocailleux ou sablonneux, entre 900 et 2500 m d’altitude
Cultivée en Inde, notamment au Rajasthan et au Cachemire
Pousse sur des sols secs, rocailleux ou sablonneux, entre 900 et 2500 m d’altitude
Habitat
La plante est adaptée aux environnements relativement secs, ouverts et continentaux.
Elle affectionne notamment :
terrains arides et semi-arides ;
pentes rocheuses ;
sols bien drainés ;
steppes ;
plateaux ;
régions à forte amplitude thermique.
Elle possède une importante racine lui permettant de supporter les périodes sèches.
Elle affectionne notamment :
terrains arides et semi-arides ;
pentes rocheuses ;
sols bien drainés ;
steppes ;
plateaux ;
régions à forte amplitude thermique.
Elle possède une importante racine lui permettant de supporter les périodes sèches.
Principes actifs
principaux
Coumarines : férulines, ombelliférone
Composés sulfurés : disulfures et trisulfures responsables de l’odeur forte
Huiles essentielles : dont du α-pinène, β-pinène
Acide férulique : aux propriétés antioxydantes
Résine et gomme : constituées de polysaccharides et de terpènes
Coumarines : férulines, ombelliférone
Composés sulfurés : disulfures et trisulfures responsables de l’odeur forte
Huiles essentielles : dont du α-pinène, β-pinène
Acide férulique : aux propriétés antioxydantes
Résine et gomme : constituées de polysaccharides et de terpènes
Usages traditionnels
L’asa-fœtida possède une très longue histoire médicinale au Moyen-Orient et en Asie, notamment dans les traditions persanes, indiennes et ayurvédiques.
Flatulences : l’un de ses usages digestifs traditionnels majeurs.
Ballonnements : traditionnellement employée comme carminatif.
Spasmes digestifs : utilisée comme antispasmodique traditionnel.
Digestion difficile : traditionnellement employée comme stimulant digestif.
Constipation : certains usages traditionnels existent.
Parasites intestinaux : réputation anthelminthique traditionnelle.
Toux : utilisée traditionnellement comme expectorant.
Asthme et troubles respiratoires : usages historiques importants, sans constituer un traitement moderne validé de l’asthme.
Coqueluche : utilisation historique.
Troubles nerveux : diverses traditions lui attribuent des propriétés calmantes ou antispasmodiques.
Une revue ethnopharmacologique de référence rapporte notamment des usages historiques concernant l’asthme, les troubles gastro-intestinaux et les parasites intestinaux.
Flatulences : l’un de ses usages digestifs traditionnels majeurs.
Ballonnements : traditionnellement employée comme carminatif.
Spasmes digestifs : utilisée comme antispasmodique traditionnel.
Digestion difficile : traditionnellement employée comme stimulant digestif.
Constipation : certains usages traditionnels existent.
Parasites intestinaux : réputation anthelminthique traditionnelle.
Toux : utilisée traditionnellement comme expectorant.
Asthme et troubles respiratoires : usages historiques importants, sans constituer un traitement moderne validé de l’asthme.
Coqueluche : utilisation historique.
Troubles nerveux : diverses traditions lui attribuent des propriétés calmantes ou antispasmodiques.
Une revue ethnopharmacologique de référence rapporte notamment des usages historiques concernant l’asthme, les troubles gastro-intestinaux et les parasites intestinaux.
Usages culinaires
L’asa-fœtida possède un usage culinaire important, particulièrement dans la cuisine du sous-continent indien.
La résine est employée en quantités très faibles comme épice.
À l’état brut, son odeur est extrêmement forte et souvent jugée désagréable. Lorsqu’elle est chauffée dans une matière grasse, son profil aromatique devient plus doux et rappelle davantage l’ail et l’oignon.
Elle est traditionnellement ajoutée aux :
Légumineuses : lentilles, pois chiches et dals.
Currys : en quantité infime.
Légumes : notamment dans certaines préparations végétariennes indiennes.
Pickles et condiments : selon les traditions régionales.
L’asa-fœtida commerciale en poudre est souvent diluée avec de l’amidon, de la farine ou de la gomme, car la résine pure possède une puissance aromatique considérable.
La résine est employée en quantités très faibles comme épice.
À l’état brut, son odeur est extrêmement forte et souvent jugée désagréable. Lorsqu’elle est chauffée dans une matière grasse, son profil aromatique devient plus doux et rappelle davantage l’ail et l’oignon.
Elle est traditionnellement ajoutée aux :
Légumineuses : lentilles, pois chiches et dals.
Currys : en quantité infime.
Légumes : notamment dans certaines préparations végétariennes indiennes.
Pickles et condiments : selon les traditions régionales.
L’asa-fœtida commerciale en poudre est souvent diluée avec de l’amidon, de la farine ou de la gomme, car la résine pure possède une puissance aromatique considérable.
Posologie
Oléogomme-résine — environ 0,2 à 0,5 g par prise
Les doses traditionnelles d'asa-fœtida sont relativement petites en raison de la puissance aromatique de la résine.
Une fourchette pratique cohérente avec les usages traditionnels documentés est :
oléogomme-résine : environ 200–500 mg par prise
1 à 2 fois/jour selon la préparation
généralement après ou avec les repas.
Une enquête ethnomédicinale récente rapporte par exemple 0,25 g d'asa-fœtida mélangé à une cuillère à soupe de miel.
Au Népal, un autre usage traditionnel quantifié rapporte 50–200 mg par prise, deux fois par semaine, notamment comme carminatif, antispasmodique, diurétique et dans d'autres indications populaires.
Résine + miel
Une préparation traditionnelle particulièrement simple est :
asa-fœtida : 250 mg
miel : 1 cuillère à soupe
bien mélanger puis consommer.
Cette quantité de 0,25 g est directement rapportée dans une enquête ethnobotanique ; il s'agit d'une posologie ethnomédicinale
Eau chaude — troubles digestifs
Traditionnellement, une petite quantité d'asa-fœtida peut être dispersée dans de l'eau chaude. La plante est particulièrement connue comme carminative et antispasmodique digestive, notamment contre flatulences et distension abdominale.
200–250 mg de résine
dispersés dans une petite quantité d'eau chaude
après le repas, 1 à 2 fois/jour.
Dyspepsie fonctionnelle — 250 mg, 2 fois/jour
Ici, nous disposons d'une véritable étude clinique humaine.
Dans un essai randomisé en double aveugle chez 43 personnes souffrant de dyspepsie fonctionnelle, une formulation alimentaire standardisée d'asa-fœtida (Asafin) a été administrée à :
250 mg par prise
2 fois/jour
soit 500 mg/jour
pendant 30 jours.
Une amélioration des scores symptomatiques a été observée par rapport au placebo.
Étude clinique 2025 — 250 mg/jour
Un deuxième essai randomisé, publié en 2025, a étudié une formulation alimentaire auto-émulsifiante d'oléogomme-résine chez 62 participants présentant une dyspepsie fonctionnelle.
250 mg une fois/jour
avant le petit-déjeuner
pendant 14 jours.
Le protocole permettait une capsule supplémentaire en présence de symptômes, sans dépasser 2 capsules de 250 mg/jour. Des améliorations ont notamment été observées pour la satiété précoce, les ballonnements et la plénitude postprandiale.
Cela donne une plage clinique particulièrement intéressante :
250–500 mg/jour de formulation standardisée, selon l'étude.
Toux, bronchite et asthme — usage traditionnel
L'asa-fœtida possède une longue réputation traditionnelle comme :
expectorante • antispasmodique • carminative, avec des usages historiques contre bronchite, asthme et coqueluche.
Application abdominale traditionnelle
Pour les flatulences et la distension abdominale, une préparation traditionnelle consiste également à :
dissoudre l'asa-fœtida dans de l'eau chaude
imbiber un linge
appliquer le linge chaud sur l'abdomen.
Cet usage externe est rapporté dans la littérature consacrée aux usages traditionnels de F. assa-foetida.
Les doses traditionnelles d'asa-fœtida sont relativement petites en raison de la puissance aromatique de la résine.
Une fourchette pratique cohérente avec les usages traditionnels documentés est :
oléogomme-résine : environ 200–500 mg par prise
1 à 2 fois/jour selon la préparation
généralement après ou avec les repas.
Une enquête ethnomédicinale récente rapporte par exemple 0,25 g d'asa-fœtida mélangé à une cuillère à soupe de miel.
Au Népal, un autre usage traditionnel quantifié rapporte 50–200 mg par prise, deux fois par semaine, notamment comme carminatif, antispasmodique, diurétique et dans d'autres indications populaires.
Résine + miel
Une préparation traditionnelle particulièrement simple est :
asa-fœtida : 250 mg
miel : 1 cuillère à soupe
bien mélanger puis consommer.
Cette quantité de 0,25 g est directement rapportée dans une enquête ethnobotanique ; il s'agit d'une posologie ethnomédicinale
Eau chaude — troubles digestifs
Traditionnellement, une petite quantité d'asa-fœtida peut être dispersée dans de l'eau chaude. La plante est particulièrement connue comme carminative et antispasmodique digestive, notamment contre flatulences et distension abdominale.
200–250 mg de résine
dispersés dans une petite quantité d'eau chaude
après le repas, 1 à 2 fois/jour.
Dyspepsie fonctionnelle — 250 mg, 2 fois/jour
Ici, nous disposons d'une véritable étude clinique humaine.
Dans un essai randomisé en double aveugle chez 43 personnes souffrant de dyspepsie fonctionnelle, une formulation alimentaire standardisée d'asa-fœtida (Asafin) a été administrée à :
250 mg par prise
2 fois/jour
soit 500 mg/jour
pendant 30 jours.
Une amélioration des scores symptomatiques a été observée par rapport au placebo.
Étude clinique 2025 — 250 mg/jour
Un deuxième essai randomisé, publié en 2025, a étudié une formulation alimentaire auto-émulsifiante d'oléogomme-résine chez 62 participants présentant une dyspepsie fonctionnelle.
250 mg une fois/jour
avant le petit-déjeuner
pendant 14 jours.
Le protocole permettait une capsule supplémentaire en présence de symptômes, sans dépasser 2 capsules de 250 mg/jour. Des améliorations ont notamment été observées pour la satiété précoce, les ballonnements et la plénitude postprandiale.
Cela donne une plage clinique particulièrement intéressante :
250–500 mg/jour de formulation standardisée, selon l'étude.
Toux, bronchite et asthme — usage traditionnel
L'asa-fœtida possède une longue réputation traditionnelle comme :
expectorante • antispasmodique • carminative, avec des usages historiques contre bronchite, asthme et coqueluche.
Application abdominale traditionnelle
Pour les flatulences et la distension abdominale, une préparation traditionnelle consiste également à :
dissoudre l'asa-fœtida dans de l'eau chaude
imbiber un linge
appliquer le linge chaud sur l'abdomen.
Cet usage externe est rapporté dans la littérature consacrée aux usages traditionnels de F. assa-foetida.
Précautions
et précautions d’usage
• Déconseillée aux femmes enceintes : effet abortif possible
• Ne pas utiliser à forte dose : peut provoquer diarrhée, nausées, maux de tête
• Contre-indiquée chez les personnes souffrant de troubles de la coagulation : effet anticoagulant modéré
• Odeur forte pouvant être incommodante
• Peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes sensibles
Ferula asa-foetida est une plante aux multiples usages, tant en cuisine qu’en médecine traditionnelle. Son odeur soufrée prononcée masque son potentiel thérapeutique puissant, particulièrement dans le soulagement des troubles digestifs et respiratoires. Toutefois, des précautions doivent être prises en raison de ses effets secondaires potentiels, notamment chez les femmes enceintes et les personnes sous traitement anticoagulant.
• Déconseillée aux femmes enceintes : effet abortif possible
• Ne pas utiliser à forte dose : peut provoquer diarrhée, nausées, maux de tête
• Contre-indiquée chez les personnes souffrant de troubles de la coagulation : effet anticoagulant modéré
• Odeur forte pouvant être incommodante
• Peut provoquer des réactions allergiques chez certaines personnes sensibles
Ferula asa-foetida est une plante aux multiples usages, tant en cuisine qu’en médecine traditionnelle. Son odeur soufrée prononcée masque son potentiel thérapeutique puissant, particulièrement dans le soulagement des troubles digestifs et respiratoires. Toutefois, des précautions doivent être prises en raison de ses effets secondaires potentiels, notamment chez les femmes enceintes et les personnes sous traitement anticoagulant.
Contre-indications
L’usage alimentaire en petites quantités doit être distingué des doses médicinales ou extraits concentrés.
Troubles digestifs : une quantité excessive peut provoquer irritation, nausées ou diarrhée.
Hypersensibilité : des réactions individuelles sont possibles.
Troubles de la coagulation : prudence avec les quantités médicinales ou extraits concentrés en raison d’effets sur l’hémostase rapportés expérimentalement.
Grossesse : éviter les doses médicinales et les préparations concentrées par prudence ; certains usages traditionnels et effets pharmacologiques rendent l’automédication inappropriée.
Allaitement : données de sécurité insuffisantes pour les doses médicinales.
Nourrissons et jeunes enfants : ne pas administrer de préparations concentrées sans avis médical.
Chirurgie : par prudence, signaler l’utilisation médicinale régulière avant une intervention, particulièrement en cas d’association à des traitements influençant la coagulation.
Troubles digestifs : une quantité excessive peut provoquer irritation, nausées ou diarrhée.
Hypersensibilité : des réactions individuelles sont possibles.
Troubles de la coagulation : prudence avec les quantités médicinales ou extraits concentrés en raison d’effets sur l’hémostase rapportés expérimentalement.
Grossesse : éviter les doses médicinales et les préparations concentrées par prudence ; certains usages traditionnels et effets pharmacologiques rendent l’automédication inappropriée.
Allaitement : données de sécurité insuffisantes pour les doses médicinales.
Nourrissons et jeunes enfants : ne pas administrer de préparations concentrées sans avis médical.
Chirurgie : par prudence, signaler l’utilisation médicinale régulière avant une intervention, particulièrement en cas d’association à des traitements influençant la coagulation.
Interactions
Anticoagulants et antiagrégants : prudence avec les extraits concentrés en raison d’un risque théorique d’augmentation des saignements.
Plantes influençant l’hémostase : prudence avec de fortes doses d’ail, ginkgo, gingembre et autres extraits susceptibles d’influencer l’agrégation plaquettaire.
Antihypertenseurs : un effet additif reste théoriquement possible compte tenu de certaines activités cardiovasculaires expérimentales.
Antidiabétiques : des activités hypoglycémiantes ont été étudiées expérimentalement ; leur importance clinique reste insuffisamment établie. La revue pharmacologique rapporte notamment une activité antidiabétique parmi les effets étudiés
Plantes influençant l’hémostase : prudence avec de fortes doses d’ail, ginkgo, gingembre et autres extraits susceptibles d’influencer l’agrégation plaquettaire.
Antihypertenseurs : un effet additif reste théoriquement possible compte tenu de certaines activités cardiovasculaires expérimentales.
Antidiabétiques : des activités hypoglycémiantes ont été étudiées expérimentalement ; leur importance clinique reste insuffisamment établie. La revue pharmacologique rapporte notamment une activité antidiabétique parmi les effets étudiés
Photographies
Galerie
3 images