Photographie de Rose du Desert
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Apocynaceae

Rose du Desert

Adenium obesum

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Aussi appelée : Adénium, faux baobab, baobab chacal.

Description botanique

Adenium obesum est un arbuste succulent pouvant généralement atteindre 1 à 3 mètres, parfois davantage dans son milieu naturel.

Caudex : très caractéristique, fortement renflé à la base. Il constitue une adaptation au climat sec et permet notamment le stockage de réserves hydriques.

Racines : épaisses, charnues et parfois partiellement apparentes.

Tiges : épaisses, succulentes, ramifiées, grisâtres à brunâtres.

Latex : blanc, présent dans différentes parties de la plante et toxique.

Feuilles : simples, entières, coriaces à légèrement charnues, généralement obovales à elliptiques et regroupées vers l’extrémité des rameaux.

Fleurs : grandes, tubulaires à largement évasées, généralement à cinq lobes.

Couleurs : rose, rouge, blanc et nombreuses combinaisons chez les cultivars horticoles.

Fruits : généralement formés de deux follicules allongés.

Graines : munies de touffes de poils facilitant leur dispersion par le vent.

Répartition

Adenium obesum est originaire des régions tropicales sèches et semi-arides d’Afrique et de la péninsule Arabique.

Le complexe Adenium obesum et ses formes apparentées est associé notamment à différentes régions :

- d’Afrique orientale ;
- d’Afrique tropicale ;
- du Sahel ;
- de la Corne de l’Afrique ;
- de la péninsule Arabique.

La plante est aujourd’hui largement cultivée comme ornementale tropicale et subtropicale dans le monde entier.

Elle est particulièrement populaire en Asie du Sud-Est, notamment pour la culture en pot et en bonsaï.

Habitat

La Rose du désert est adaptée aux environnements chauds et relativement secs.

Elle pousse naturellement dans :

- savanes sèches ;
- broussailles arides ;
- terrains rocheux ;
- zones semi-désertiques ;
- sols sableux ;
- terrains pierreux ;
- zones à pluviométrie saisonnière.

Elle exige un excellent drainage et tolère très mal une humidité permanente autour de ses racines.

Le caudex et les tissus succulents lui permettent de supporter de longues périodes sèches.

En culture, elle apprécie :
- chaleur ;
- plein soleil ;
- substrat très drainant ;
- arrosages espacés ;
- période plus sèche lorsque sa croissance ralentit.

Principes actifs

L'étude a donné environ 30 glycosides cardiotoxiques avec des actions similaires à la digitaline.
Les racines et les tiges contiennent les mêmes glycosides.
Les composés phytochimiques de l'écorce de tige ont donné des alcaloïdes, des stéroïdes, des saponines, des glycosides, des anthraquinones, des tanins et des flavonoïdes.
L'extrait aqueux de feuilles a donné des composants actifs tels que des saponines, des tanins, des flavonoïdes, des terpénoïdes, des glycosides et des alcaloïdes.

Médecine Rurale:

La rose du désert est une plante importante de la médecine traditionnelle. La recherche a montré la présence d'une trentaine de glycosides cardiotoxiques, qui agissent de la même manière que les digitaliques

À faibles doses, les digitaliques sont utilisées pour traiter l'insuffisance cardiaque congestive et les problèmes de rythme cardiaque mais à fortes doses, cela conduit à une insuffisance cardiaque systolique et à la mort.

Une décoction des racines, seule ou en combinaison avec d'autres plantes, est utilisée en externe pour traiter les maladies vénériennes.

Un extrait de racine ou d'écorce est utilisé comme bain ou lotion pour traiter les maladies de la peau et pour tuer les poux.

Une décoction de racine sous forme de gouttes nasales est prescrite pour la rhinite.

Le latex est appliqué sur les dents en décomposition et les plaies septiques.

L'écorce est mâchée comme un abortif

La sève et l'écorce sont utilisées pour traiter les luxations osseuses, les rhumatismes,
les entorses, la paralysie, les gonflements, les plaies, les infections cutanées.

Autres:

La plante est utilisée dans les potions magiques.

Usages traditionnels

Adenium obesum possède différents usages ethnomédicinaux en Afrique, mais ceux-ci doivent être présentés avec une grande prudence en raison de la toxicité de la plante.

Affections cutanées : certaines préparations ont été utilisées traditionnellement en application locale.

Plaies : usages externes rapportés dans certaines traditions.

Infections : différents usages ethnomédicinaux existent, mais ne constituent pas des traitements validés.

Douleurs : certaines parties ont été employées dans des préparations traditionnelles.

Parasites : usages traditionnels rapportés dans certaines régions.

Maladies vénériennes : certaines préparations historiques sont mentionnées dans la littérature ethnobotanique.

Poison de chasse : usage traditionnel particulièrement important. Le latex et différentes préparations de la plante ont servi à fabriquer des poisons de flèches en raison de leur action cardiotoxique.
Ce dernier usage illustre précisément pourquoi la Rose du désert ne convient pas à l’automédication interne.

Usages culinaires

Adenium obesum n’est pas une plante alimentaire.

Ses différentes parties peuvent contenir des glycosides cardiaques toxiques.

Posologie

aucune posologie médicinale interne domestique ne devrait être indiquée pour la Rose du désert. La présence de glycosides cardiaques rend une erreur de dosage potentiellement grave.

Précautions

Cette plante est dangereuse à utiliser avec prudence.

La sève des racines contient une toxine cardiaque puissante et est utilisée pour préparer le poison de flèche. Le poison est populaire pour la chasse au gros gibier car il tue rapidement.

Cette plante est abortive déconseillée aux femmes enceintes

Contre-indications

La Rose du désert doit être considérée comme une plante toxique.

Ingestion : peut provoquer une intoxication potentiellement grave.

Les manifestations peuvent notamment comprendre :

- nausées ;
- vomissements ;
- douleurs abdominales ;
- diarrhée ;
- faiblesse ;
- vertiges ;
- troubles du rythme cardiaque ;
- ralentissement ou perturbation du rythme cardiaque ;
- troubles électrolytiques ;
- complications cardiovasculaires graves.

Latex : irritant pour la peau, les yeux et les muqueuses.

Yeux : éviter absolument tout contact avec le latex.

Enfants : conserver la plante hors de portée.

Animaux domestiques : ingestion potentiellement dangereuse pour chiens, chats et autres animaux.

Grossesse et allaitement : usage médicinal interne à éviter.

Maladie cardiaque : contre-indication particulièrement importante à tout usage interne.

Troubles électrolytiques : susceptibles d’augmenter le risque associé aux glycosides cardiaques.

Lors de la taille, il est prudent de porter des gants, d’éviter de toucher le visage et de se laver soigneusement les mains et les outils.

Interactions

La présence de glycosides cardiaques rend les interactions particulièrement préoccupantes.

Digoxine et autres glycosides cardiaques : association potentiellement dangereuse en raison d’effets cardiaques additifs.

Médicaments antiarythmiques : risque théorique ou potentiel d’aggravation des troubles du rythme.

Médicaments modifiant le potassium : les perturbations électrolytiques peuvent influencer la toxicité des glycosides cardiaques.

Diurétiques hypokaliémiants : une baisse du potassium peut favoriser la toxicité de substances de type digitalique.

Laxatifs stimulants utilisés excessivement : une perte importante de potassium pourrait théoriquement augmenter le risque.

Plantes contenant des glycosides cardiaques : éviter toute association, notamment avec le Laurier-rose (Nerium oleander), la Digitale (Digitalis spp.), le Muguet (Convallaria majalis) ou le Strophantus (Strophanthus spp.).

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