Photographie de Sainfoin de Bengale
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Fabaceae

Sainfoin de Bengale

Flemingia strobilifera

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Aussi appelée : Sainfoin de Bengale, plante porte-bonheur, houblon sauvage Flemingia à bractées

Description botanique

Flemingia strobilifera est un arbuste dressé et ramifié généralement haut de 1 à 3 mètres, parfois davantage selon les conditions.

Tiges : ligneuses à la base, ramifiées, jeunes rameaux souvent pubescents.

Feuilles : alternes et généralement simples, caractère intéressant puisque de nombreuses Fabaceae possèdent des feuilles composées.

Limbe : largement ovale à elliptique, souvent arrondi ou légèrement cordé à la base.

Face inférieure : généralement plus claire et pouvant présenter une pilosité.

Fleurs : petites, typiquement papilionacées, blanchâtres à crème avec des nuances rosées ou violacées.

Inflorescences : axillaires.

Bractées : très caractéristiques, grandes, arrondies, papyracées et disposées autour des fleurs. Elles prennent progressivement une coloration brunâtre.

L’ensemble rappelle extérieurement un petit cône de houblon, à l’origine du nom anglais Wild hops.

Fruit : petite gousse typique des Fabaceae.

Graines : généralement petites, contenues dans les gousses.

Répartition

Flemingia strobilifera possède une large distribution dans les régions tropicales et subtropicales d’Asie.

Elle est notamment présente en :

- Inde ;
- Bangladesh ;
- Sri Lanka ;
- Népal ;
- Myanmar ;
- Thaïlande ;
- Laos ;
- Cambodge ;
- Vietnam ;
- sud de la Chine ;
- Malaisie ;
- Indonésie ;
- Philippines.

Elle a également été introduite ou cultivée dans certaines autres régions tropicales.

Habitat

Le Sainfoin de Bengale pousse dans différents milieux tropicaux ouverts ou semi-ouverts.

On le rencontre notamment dans :

- lisières forestières ;
- forêts secondaires ;
- broussailles ;
- prairies ;
- bords de chemins ;
- talus ;
- terrains perturbés ;
- clairières ;
- pentes ;
- végétation secondaire.

Il préfère généralement les climats chauds et humides à saisonniers.

Comme d’autres Fabaceae, il peut s’adapter à différents types de sols et participe aux dynamiques de végétation secondaire.

Principes actifs

Le criblage phytochimique a permis d’obtenir des alcaloïdes, des glycosides, des saponines, des phytostérols, des composés phénoliques, des tanins, des protéines et des acides aminés.

Le criblage phytochimique des racines et des feuilles a montré des phytostérols, des lipides, des composés phénoliques, des glucides, des flavonoïdes et des tanins.

Usages traditionnels

Flemingia strobilifera possède une longue histoire ethnomédicinale, particulièrement dans différentes régions d’Asie.

Douleurs : les racines sont traditionnellement employées dans certaines préparations antalgiques.

Rhumatismes : usage traditionnel.

Inflammations : feuilles et racines sont utilisées dans diverses préparations populaires.

Fièvre : usage ethnomédicinal rapporté.

Troubles digestifs : certaines préparations sont traditionnellement employées.

Diarrhée : usage traditionnel de préparations astringentes.

Dysenterie : ancien usage ethnomédicinal.

Parasites intestinaux : la plante apparaît dans certaines pratiques traditionnelles antiparasitaires.

Plaies : feuilles ou préparations végétales utilisées extérieurement.

Affections cutanées : usage externe traditionnel.

Gonflements : certaines préparations locales sont appliquées traditionnellement.

Troubles urinaires : certains usages ethnobotaniques sont rapportés.

Usages culinaires

Flemingia strobilifera n’est pas considérée comme une plante alimentaire majeure.

Contrairement à certaines Fabaceae cultivées pour leurs graines, gousses ou jeunes pousses, elle est principalement connue pour ses usages :

- médicinaux traditionnels ;
- agricoles ;
- fourragers dans certains contextes ;
- écologiques ;
- ornementaux.

Les racines et autres parties utilisées traditionnellement comme remèdes ne doivent pas être considérées comme des aliments simplement parce que la plante appartient aux Fabaceae.

Posologie

Racine — décoction contre les douleurs musculaires

Une enquête ethnobotanique menée auprès des Karen de Thaïlande documente précisément :

partie : racine
préparation : décoction dans l'eau
voie : orale
usage traditionnel : douleurs musculaires.

Racine — épilepsie, sommeil et douleurs
PROSEA rapporte qu'en Inde et au Myanmar, la racine est traditionnellement utilisée contre l'épilepsie ; en Inde, elle est également employée pour favoriser le sommeil et soulager les douleurs.

La base des plantes médicinales du Bangladesh confirme les usages des racines contre :

épilepsie • hystérie • fièvre • troubles du sommeil.

Racine pilée : traditionnellement administrée contre la fièvre.
Racine en décoction : usages neurologiques et antalgiques traditionnels.

Feuilles — vermifuge traditionnel

En Java et Papouasie-Nouvelle-Guinée, les feuilles sont traditionnellement employées à la fois intérieurement et extérieurement comme vermifuge chez l'enfant.

La base médicinale du Bangladesh mentionne également les feuilles comme vermifuge traditionnel.

feuilles : décoction traditionnelle
administration orale et/ou externe selon la tradition

Décoction ou infusion de feuilles — après l'accouchement

En Malaisie péninsulaire et au Vietnam :

feuilles : décoction ou infusion

administration traditionnelle après l'accouchement.
La plante est également utilisée sous forme de bain post-partum au Brunei, en Malaisie, aux Philippines et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Pour le bain :

plante/feuilles dans de l'eau chaude
laisser infuser ou décocter
utiliser l'eau pour le bain traditionnel.

Bain traditionnel — douleurs post-partum

toutes les parties de la plante
mises à tremper dans de l'eau chaude
utilisées comme bain traditionnel après l'accouchement, notamment pour les douleurs dorsales.

Racine + noix d'arec — douleurs du dos

Au Brunei, les guérisseurs locaux utilisent également :

racine de F. strobilifera
mâchée/broyée avec de la noix d'arec (Areca catechu)
préparation appliquée en cataplasme sur l'abdomen ou le dos
traditionnellement contre les douleurs après l'accouchement.

Lotion — rhumatismes

PROSEA rapporte également l'utilisation de la plante :

sous forme de lotion
appliquée extérieurement
traditionnellement pour soulager les rhumatismes.

Jaunisse — décoction chez les Karen

Une étude portant sur les utilisations traditionnelles des Fabaceae chez les Karen de Thaïlande

plante : préparation par ébullition/décoction
utilisation sous forme de potion et/ou de bain traditionnel.

Feuilles + fleurs — usage traditionnel pulmonaire

Aux Philippines, une décoction ou infusion des feuilles et fleurs a historiquement été prescrite contre la tuberculose.

feuilles + fleurs : infusion ou décoction
voie orale traditionnelle

Plante entière — hémorragies

Une revue ethnomédicinale récente rapporte également :

plante entière : décoction
administration orale traditionnelle
usage rapporté contre les hémorragies.

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

Grossesse : éviter les préparations médicinales concentrées faute de données suffisantes sur leur sécurité.

Allaitement : même précaution.

Enfants : ne pas administrer d’extraits concentrés sans données de sécurité adaptées.

Maladie hépatique : prudence avec les extraits concentrés insuffisamment étudiés.

Maladie rénale : même prudence.

Allergie aux Fabaceae : une sensibilité individuelle est possible, même si une allergie à une espèce de cette famille n’implique pas nécessairement une réaction à toutes les autres.
Préparations de racines : leur utilisation traditionnelle ne constitue pas une démonstration de sécurité à long terme.

Extraits concentrés : ne doivent pas être assimilés aux décoctions traditionnelles, car leur concentration et leur composition peuvent être très différentes.

Interactions

« Les interactions médicamenteuses de Flemingia strobilifera ne sont pas suffisamment étudiées chez l’être humain. Une prudence particulière est recommandée avec les extraits concentrés chez les personnes prenant des antidiabétiques, des traitements anti-inflammatoires ou plusieurs médicaments chroniques. Les interactions évoquées à partir d’études expérimentales ne doivent pas être considérées comme cliniquement démontrées. »

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