Photographie de Saule Indien
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Salicaceae

Saule Indien

Salix tetrasperma

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Aussi appelée : Saule à quatre graines.

Description botanique

Salix tetrasperma est un arbre caduc ou parfois semi-persistant selon le climat, pouvant généralement atteindre 8 à 15 mètres de hauteur, parfois davantage.

Tronc : relativement droit, avec une couronne étalée.

Écorce : grisâtre à brunâtre, devenant fissurée avec l’âge.

Rameaux : relativement fins et souples.

Feuilles : alternes, simples, généralement lancéolées à elliptiques-lancéolées.

Bord du limbe : finement denté.

Face supérieure : verte.

Face inférieure : généralement plus claire.

Fleurs : petites et dépourvues de pétales, regroupées en chatons.

Sexualité : comme de nombreux saules, l’espèce est généralement dioïque, avec fleurs mâles et femelles portées par des individus distincts.

Fruits : petites capsules.

Graines : petites, munies de poils soyeux facilitant leur dispersion par le vent.

L’espèce présente l’aspect caractéristique d’un saule adapté aux terrains humides et aux berges.

Répartition

Salix tetrasperma est largement distribué en Asie tropicale et subtropicale.

Il est notamment présent en :

- Inde ;
- Népal ;
- Bangladesh ;
- Pakistan dans certaines régions ;
- Sri Lanka ;
- Myanmar ;
- Thaïlande ;
- Laos ;
- Cambodge ;
- Vietnam ;
- sud de la Chine ;
- Malaisie ;
- Indonésie ;
- Philippines dans certaines flores régionales.

Il est particulièrement associé aux régions possédant des réseaux hydrographiques importants et des sols régulièrement humides.

Habitat

Le Saule indien est une espèce typique des milieux riverains et humides.

Il pousse notamment :

- le long des rivières ;
- sur les berges ;
- près des ruisseaux ;
- autour des étangs ;
- dans les plaines alluviales ;
- sur les terrains temporairement inondés ;
- dans les forêts riveraines ;
- sur les sols humides des vallées.

Il apprécie :

- humidité importante ;
- sols alluviaux ;
- terrains frais à humides ;
- exposition relativement lumineuse.

Son système racinaire contribue à la stabilisation des berges et des sols riverains.

Principes actifs

Les criblages phytochimiques donnent différents types de sapogénines : acide quinovique, salicortine, saligénine, glycosides phénoliques et pyrocatéchol.

L'écorce donne de la salicine.

Utilisations Culinaire:

En Inde, les nouvelles fleurs sont légèrement bouillies et mélangées à de la purée de pommes de terre.

Médecine Rurale:

L'écorce utilisée pour traiter la fièvre.

Il est utilisé dans la médecine populaire égyptienne comme sédatif antirhumatismal et analgésique.

Les feuilles et l'écorce sont utilisées comme remède contre les courbatures et la fièvre.

Une décoction de feuille et de racine est utilisée contre la coqueluche chez l'enfant.

Une Pâte de feuilles et de racines est utilisée en externe pour les piqûres de scorpion, les piqûres d'insectes, les plaies et les verrues.

Une décoction de racine séchée est prise pour le traitement de l'hépatite.

La sève de tige est prise par voie orale pour la dysménorrhée.

Une décoction est utilisée à froid pour l'ulcération du nez.

Un extrait à l'eau chaude de plante entière instillé dans la cavité vaginale comme abortif ; par voie rectale pour traiter les plaies rectales locales.

Au Pakistan , l'écorce est utilisée comme fébrifuge.

Les feuilles sont utilisées pour les plaies en cataplasme.

Au Bangladesh , utilisé contre la fièvre.

En Inde, l'écorce utilisée pour l'épilepsie, les rhumatismes, les calculs vésicaux, les hémorroïdes.

Les racines sont utilisées pour le diabète.

Usages traditionnels

Différentes parties de Salix tetrasperma sont utilisées dans les médecines traditionnelles asiatiques.

Fièvre : l’un des usages ethnomédicinaux rapportés.

Douleurs : préparations traditionnelles de l’écorce et des feuilles.

Rhumatismes : usage traditionnel.

Douleurs articulaires : traditionnel.

Inflammations : utilisation ethnomédicinale.

Maux de tête : usage populaire dans certaines régions.

Troubles digestifs : certains usages traditionnels de l’écorce.

Diarrhée : préparations astringentes traditionnelles.

Plaies : applications externes.

Affections cutanées : feuilles ou écorce utilisées dans certaines préparations locales.

Gonflements : usage externe traditionnel.

Usages culinaires

Salix tetrasperma n’est pas une plante alimentaire courante.

Posologie

Décoction d’écorce 2 à 4 g d’écorce sèche / 250 mL Décocter 10–15 min ; 1–2 ×/jour

Écorce sèche totale 4 à 8 g/jour Répartie en 1–2 prises

Infusion de feuilles 1 à 2 g / 250 mL Infuser 10 min ; 1–2 ×/jour

Poudre d’écorce 0,5 à 1 g, 1–2 ×/jour Avec de l’eau ; usage traditionnel

Décoction externe 5 à 10 g / 500 mL Lavages ou compresses

Précautions

Cette plante est abortive déconseillée aux femme enceinte

Contre-indications

Compte tenu de son appartenance au genre Salix et de la présence possible de dérivés salicylés, une approche prudente est nécessaire.

Allergie à l’aspirine ou aux salicylés : éviter les préparations médicinales de l’espèce par prudence.

Hypersensibilité aux AINS : prudence importante, notamment chez les personnes ayant présenté de l’asthme ou une réaction allergique après aspirine/AINS.

Ulcère gastrique ou duodénal : éviter l’automédication.

Troubles hémorragiques : prudence.

Grossesse : éviter l’usage médicinal interne faute de données spécifiques de sécurité.

Allaitement : même précaution.

Enfants et adolescents : ne pas utiliser comme antipyrétique en automédication, notamment pendant une infection virale.

Maladie rénale : prudence avec les préparations concentrées.

Troubles digestifs : les tanins et autres constituants de l’écorce peuvent provoquer une irritation digestive chez certaines personnes.

Interactions

Anticoagulants : prudence en raison du risque théorique d’augmentation des saignements avec les préparations contenant des dérivés salicylés.

Antiagrégants plaquettaires : prudence avec l’aspirine, le clopidogrel et traitements apparentés.

AINS : éviter une association non supervisée avec ibuprofène, naproxène, diclofénac et autres anti-inflammatoires non stéroïdiens.

Aspirine : association déconseillée en automédication.

Autres plantes influençant l’hémostase : prudence avec des préparations concentrées de ginkgo, ail, gingembre et autres plantes susceptibles d’avoir des effets sur l’agrégation plaquettaire.

Plantes contenant des dérivés salicylés : l’association peut augmenter l’exposition totale.

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