Photographie de Shanshi
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Coriariaceae

Shanshi

Coriaria thymifolia

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Aussi appelée : Shanchi, Piñán selon les régions

Description botanique

Le Shanshi est un arbuste ou sous-arbrisseau, parfois sarmenteux.

Hauteur : généralement environ 1 à 4,5 m.

Tiges : longues, fines, souvent arquées ou retombantes ; les jeunes branches sont verdâtres puis brunissent.

Feuilles :

- petites ;
- très rapprochées ;
- presque sessiles ;
- lancéolées-oblongues à ovales-oblongues ;
- généralement longues d’environ 1 à 2 cm ;
- nervation bien visible.

Inflorescences : racèmes terminaux fins, généralement longs de plusieurs centimètres.

Fleurs : très petites, pouvant être jaunâtres, verdâtres à rouge sombre.

Fruits : petites structures globuleuses, charnues en apparence, devenant violet foncé à noirâtres à maturité.

Botaniquement, les akènes sont entourés par des pétales devenus charnus, donnant au fruit son aspect de petite baie.

Répartition

Le taxon est américain.

Sous les différentes conceptions taxonomiques historiques, il est signalé depuis :

- Mexique ;
- Amérique centrale ;
- Panama ;
- Colombie ;
- Équateur ;
- Pérou ;
- régions andines d’Amérique du Sud.

Le Shanshi est particulièrement connu dans les Andes équatoriennes.

Habitat

Le Shanshi est principalement associé aux régions montagneuses.

Il pousse notamment dans :

- végétation andine ;
- pentes montagneuses ;
- fourrés ;
- lisières ;
- formations arbustives ;
- terrains ouverts ;
- zones perturbées ;
- bords de chemins et talus.

Il peut former des arbustes aux longues branches arquées au sein de la végétation montagnarde.

Principes actifs

Alcaloïdes, Tannins, Flavonoïdes

Médecine Rurale.

Coriaria thymifolia a diverses utilisations en médecine traditionnelle

Anti-inflammatoire, utilisée pour réduire les inflammations, souvent sous forme de cataplasme ou de décoction.

Antiseptique, les extraits de feuilles et de tiges sont appliqués sur les plaies pour prévenir les infections.

Astringent, utilisée pour traiter les troubles digestifs et les diarrhées, grâce à ses propriétés astringentes.

En Amérique du Sud dans les Andes, les feuilles et les tiges sont utilisées pour traiter les inflammations, les infections cutanées et les troubles gastro-intestinaux.

La décoction de racines est parfois employée pour ses effets astringents et antiseptiques.

Les feuilles broyées sont appliquées en cataplasme sur les plaies et les inflammations. Les infusions de feuilles peuvent être utilisées pour traiter les affections respiratoires et gastro-intestinales.

En raison de ses propriétés toxiques, la plante a été utilisée traditionnellement comme insecticide naturel pour protéger les cultures et les stocks alimentaires contre les parasites.

Usages traditionnels

L'histoire ethnobotanique du Shanshi est inhabituelle.

Usage psychotrope/hallucinogène historique : les fruits ont été consommés dans certaines traditions pour provoquer un état d'intoxication accompagné d'altérations mentales.

Un document pharmacodynamique équatorien de 1961 rapporte une tradition selon laquelle les personnes ayant consommé les fruits éprouvaient notamment une sensation de « voler ». Il précise surtout que cette consommation provoquait une intoxication avec troubles mentaux.

Astringent : usage rapporté historiquement.

Diarrhée : certains ouvrages ethnobotaniques rapportent un usage traditionnel, mais la toxicité rend l'automédication injustifiable.

Usages externes : certaines traditions andines mentionnent des préparations externes

Colorant : la sève a également été utilisée pour produire une coloration noire.

La réputation « médicinale » ou hallucinogène de cette plante ne doit surtout pas être interprétée comme une preuve d'innocuité.

Usages culinaires

Aucun usage culinaire ne doit être recommandé.

Les fruits peuvent avoir une apparence attirante et charnue, mais la plante contient des substances neurotoxiques et convulsivantes.

Les fruits, graines, feuilles et préparations artisanales ne doivent pas être considérés comme des aliments.

La consommation volontaire dans un objectif psychotrope est particulièrement dangereuse : des intoxications graves et mortelles ont historiquement été rapportées avec les Coriaria.

Posologie

« Aucune posologie thérapeutique orale sûre n'est établie pour Coriaria thymifolia. La plante contient des sesquiterpènes neurotoxiques, notamment la tutine et la coriamyrtine. En raison du risque de convulsions et d'intoxication grave, l'usage médicinal interne et l'automédication sont déconseillés. »

Précautions

et contre-indications.

Les baies sont hautement toxiques et peuvent provoquer des symptômes graves d'intoxication, y compris des convulsions et des troubles neurologiques.

En raison de sa toxicité, Coriaria thymifolia ne doit pas être utilisée pour des préparations internes ou consommée sous quelque forme que ce soit.

Contre-indications

Plante hautement toxique.

Le danger principal est neurologique.

Une intoxication peut provoquer :

- nausées ;
- vomissements ;
- vertiges ;
- agitation ;
- confusion ;
- troubles de la conscience ;
- tremblements ;
- convulsions ;
- stupeur ;
- dépression ou paralysie respiratoire ;
- complications cardiovasculaires ;
- décès dans les intoxications sévères.

Les principes toxiques des Coriariaceae appartiennent notamment aux sesquiterpènes lactoniques de type picrotoxane, comprenant la tutine, la coriamyrtine et des composés apparentés.

Grossesse : contre-indiquée.

Allaitement : contre-indiqué.

Enfants : tenir la plante et surtout les fruits hors de portée.

Épilepsie ou antécédents convulsifs : danger particulièrement important.

Maladies neurologiques : éviter.

Usage psychotrope : dangereux et non recommandé.

Intoxication suspectée : nécessite une prise en charge médicale urgente, particulièrement en présence de vomissements, confusion, tremblements ou convulsions.

Interactions

« Les interactions médicamenteuses de Coriaria thymifolia sont insuffisamment étudiées, mais la plante contient des substances neurotoxiques fortement convulsivantes ; elle doit donc être évitée avec les médicaments ou plantes agissant sur le système nerveux central, en particulier ceux susceptibles d'abaisser le seuil convulsif. Sa toxicité propre est suffisamment importante pour déconseiller tout usage interne, indépendamment des interactions médicamenteuses. »

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