Photographie de Siris Blanc
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Fabaceae

Siris Blanc

Albiza Procera

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Aussi appelée : Albizia blanc, Siris élevé.

Description botanique

Albizia procera est un arbre caduc ou semi-persistant selon le climat.

Hauteur : généralement 10 à 25 m, parfois davantage dans de bonnes conditions.

Tronc : droit, souvent relativement élancé.

Écorce :
- grisâtre à brun gris ;
- relativement lisse chez les jeunes arbres ;
- devenant plus fissurée avec l’âge.

Feuilles : alternes et bipennées, typiques de nombreux anciens Mimosoideae.

Chaque feuille comporte plusieurs pennes portant de nombreuses petites folioles.

Folioles :
- opposées ;
- oblongues à elliptiques ;
- relativement petites ;
- vertes.

Fleurs :
- petites ;
- blanchâtres à jaune crème ;
- regroupées en capitules ou amas globuleux ;
- nombreuses étamines donnant à l’inflorescence son aspect plumeux.

Fruits : longues gousses plates et minces.
À maturité, elles deviennent généralement brunâtres et renferment plusieurs graines aplaties.

Répartition

Albizia procera est largement distribuée en Asie tropicale et subtropicale.

Elle est notamment présente en :
- Inde ;
- Népal ;
- Bangladesh ;
- Sri Lanka ;
- Myanmar ;
- Thaïlande ;
- Laos ;
- Cambodge ;
- Vietnam ;
- sud de la Chine ;
- Malaisie ;
- Indonésie ;
- Philippines.

Elle a également été introduite dans différentes régions tropicales hors de son aire naturelle pour :
- bois ;
- reboisement ;
- ombrage ;
- agroforesterie ;
- restauration de terrains dégradés.

Habitat

Le Siris blanc pousse dans différents milieux tropicaux.

On le rencontre dans :
- forêts claires ;
- forêts secondaires ;
- lisières ;
- savanes arborées ;
- vallées ;
- plaines ;
- terrains perturbés ;
- bords de routes ;
- terres agricoles ;
- plantations.

Il apprécie généralement :
- climat tropical chaud ;
- exposition lumineuse ;
- sols bien drainés ;
- sols relativement profonds.

Il peut supporter une certaine sécheresse saisonnière une fois établi.

Comme de nombreuses Fabaceae, il présente un intérêt dans certains systèmes agroforestiers et de restauration des sols.

Usages traditionnels

Les usages médicinaux de Albizia procera sont principalement issus des traditions d’Asie du Sud et du Sud-Est.

Affections cutanées : écorce et feuilles traditionnellement utilisées.

Plaies : préparations externes traditionnelles.

Ulcérations cutanées : usage ethnomédicinal.

Inflammations : traditionnel.

Douleurs : traditionnel.

Rhumatismes : certains usages traditionnels.

Diarrhée : préparations astringentes de l’écorce dans certaines traditions.

Dysenterie : usage traditionnel.

Troubles digestifs : traditionnel.

Fièvre : usage ethnomédicinal.

Infections : différents usages traditionnels

Troubles buccaux : certains usages de l’écorce ou des rameaux sont rapportés dans les pharmacopées populaires.

Usages culinaires

Albizia procera n’est pas principalement une plante alimentaire.

Les feuilles cuites sont consommées comme légume. En période de pénurie, l'écorce peut être broyée en poudre, mélangée à de la farine et consommée.

Posologie

Écorce/feuilles – externe Usage local traditionnel, sans posologie standardisée

Précautions

Les graines contiennent de la procéranine A, qui est toxique pour les souris et les rats lorsqu'elle est administrée par voie parentérale et orale

Contre-indications

Grossesse : éviter les préparations médicinales concentrées en raison du manque de données.

Allaitement : données insuffisantes.

Enfants : absence de posologie pédiatrique validée.

Maladies hépatiques : prudence avec les extraits concentrés.

Maladies rénales : prudence également en l’absence de données suffisantes.

Troubles digestifs : les préparations riches en tanins peuvent provoquer irritation digestive ou constipation chez certaines personnes.

Allergie aux Fabaceae : possibilité d’hypersensibilité individuelle.

Usage prolongé : non recommandé sans données de sécurité adaptées.

Interactions

« Les interactions médicamenteuses d’Albizia procera sont insuffisamment étudiées chez l’être humain. Une prudence particulière est recommandée avec les extraits concentrés chez les personnes recevant des traitements antidiabétiques ou d’autres médicaments chroniques ; les préparations d’écorce riches en tanins pourraient également modifier l’absorption digestive de certains médicaments. Ces interactions restent principalement théoriques ou fondées sur des données précliniques. »

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