Photographie de Sureau noir
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Viburnaceae

Sureau noir

Sambucus nigra

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Aussi appelée : Grand sureau, Sureau commun, Sureau européen

Description botanique

Le Sureau noir est un arbuste ou petit arbre caduc à croissance rapide.

Hauteur : généralement 3 à 7 m, mais il peut atteindre environ 10 m dans de bonnes conditions.

Tronc et rameaux :

- écorce gris-brun ;
- rameaux jeunes verdâtres ;
- nombreuses lenticelles ;
- moelle blanche très développée.

Feuilles :

- opposées ;
- composées imparipennées ;
- généralement constituées de 5 à 7 folioles.

Folioles :

- ovales à lancéolées ;
- pointues ;
- à marge dentée ;
- dégageant une odeur caractéristique lorsqu’elles sont froissées.

Fleurs :

- petites ;
- blanc crème ;
- très parfumées ;
- regroupées en larges inflorescences aplaties de type corymbe.

La floraison intervient principalement au printemps et au début de l’été selon le climat.

Fruits :

- petites drupes globuleuses ;
- d’abord vertes ;
- puis rougeâtres ;
- enfin violet-noir à noir brillant à maturité.

Ils sont regroupés en grappes pendantes.

Répartition

Sambucus nigra est originaire principalement :

- d’Europe ;
- d’Afrique du Nord ;
- d’Asie occidentale et de certaines régions tempérées voisines.

Il est aujourd’hui cultivé et naturalisé dans de nombreuses autres régions tempérées.

Il est très répandu dans une grande partie de l’Europe occidentale et centrale.

Habitat

Le Sureau noir apprécie les sols :

- riches en azote ;
- frais ;
- relativement humides ;
- riches en matière organique.

On le rencontre fréquemment dans :

- haies ;
- lisières forestières ;
- clairières ;
- friches ;
- bords de chemins ;
- berges ;
- jardins ;
- terrains abandonnés ;
- proximité des habitations ;
- zones rudérales.

Il tolère le soleil comme la mi-ombre mais fructifie généralement mieux avec une bonne luminosité.

Principes actifs

Les principaux constituants du sureau comprennent des flavonoïdes, des anthocyanes, des acides phénoliques, des vitamines (notamment la vitamine C) et des minéraux.

Usages traditionnels

Les usages diffèrent considérablement selon la partie de la plante.

Fleurs :

Refroidissement : usage traditionnel européen majeur.

Premiers symptômes du rhume : traditionnel.

Fièvre légère associée aux refroidissements : usage traditionnel comme plante sudorifique.

Transpiration : traditionnellement utilisée pour favoriser la sudation.

Congestion des voies respiratoires supérieures : usage traditionnel.

Toux et irritation de la gorge : présente dans certaines préparations populaires.

Fruits :

Refroidissement et états grippaux : usage populaire très répandu.

Convalescence : traditionnel.

Transit intestinal : les fruits préparés possèdent également certains usages populaires.

Rhumatismes et élimination urinaire : usages historiques

Les feuilles, l’écorce et les racines ont également eu des usages médicinaux historiques, notamment comme purgatifs ou diurétiques,

Usages culinaires

Le Sureau noir possède de nombreux usages alimentaires.

Fleurs :

- infusions ;
- sirops ;
- limonades ;
- boissons fermentées ;
- gelées ;
- desserts ;
- beignets de fleurs de sureau ;
- aromatisation de boissons.

Baies mûres :

- sirops ;
- jus cuits ;
- confitures ;
- gelées ;
- compotes ;
- sauces ;
- vins de fruits ;
- liqueurs ;
- vinaigres.

Les baies doivent être bien mûres et sont préférablement consommées après cuisson ou transformation appropriée.

Les fruits verts ou insuffisamment mûrs ne doivent pas être utilisés comme les fruits mûrs.

Posologie

Fleurs séchées – infusion 2–5 g / 150–250 mL 2–3 ×/jour

Fleurs séchées – total journalier environ 6–15 g/jour Répartis en plusieurs prises

Extrait liquide de fleurs Selon le rapport d’extraction Suivre la préparation pharmaceutique

Baies mûres séchées ≈ 7,5–20 g/jour Repère issu des usages/évaluations disponibles, non monographie UE

Décoction de baies séchées ≈ 10 g/tasse Chauffer puis faire brièvement bouillir

Sirop/extrait de baies Selon concentration Pas de dose universelle

Feuilles, écorce, racines Usage interne déconseillé Parties à risque toxicologique supérieur

Précautions

Les baies de sureau crues contiennent des glycosides cyanogénétiques, qui peuvent être toxiques en grande quantité. Il est important de cuire les baies avant de les consommer pour détruire ces composés toxiques.

De plus, il est recommandé d'éviter de consommer des parties de la plante autres que les baies et les fleurs, car elles peuvent être légèrement toxiques. Les personnes allergiques au pollen de sureau peuvent également présenter une sensibilité aux produits à base de sureau.

Contre-indications

La sécurité dépend fortement de la partie utilisée et de sa préparation.

Fleurs correctement identifiées : généralement bien tolérées aux doses traditionnelles.

Baies mûres préparées/cuites : généralement bien tolérées comme aliment.

Baies vertes ou insuffisamment mûres : à éviter.

Feuilles, tiges, écorce et racines : ne doivent pas être consommées comme aliments ordinaires.

Certaines parties de la plante contiennent des glycosides cyanogènes, dont la concentration varie selon l’organe et le stade de maturité.

Une préparation inadéquate peut provoquer :

- nausées ;
- vomissements ;
- crampes abdominales ;
- diarrhée ;
- faiblesse.

Grossesse et allaitement : les données concernant les doses médicinales et extraits concentrés sont insuffisantes ; prudence.

Enfants : respecter les produits et préparations adaptés à l’âge.

Allergie : réactions d’hypersensibilité possibles.

Interactions

Pour les fleurs utilisées traditionnellement, aucune interaction médicamenteuse majeure n’est clairement établie dans les conditions habituelles d’utilisation.

Immunosuppresseurs : une interaction est parfois proposée sur la base d’activités immunomodulatrices expérimentales des extraits de sureau, mais la pertinence clinique reste incertaine. Prudence avec les compléments concentrés.

Antidiabétiques : certaines activités métaboliques ont été observées expérimentalement ; aucune interaction clinique majeure n’est établie aux quantités alimentaires.

Diurétiques : l’association est parfois mentionnée en raison d’anciens usages diurétiques, mais les données cliniques sont faibles.

Autres plantes sudorifiques : l’association avec le tilleul ou d’autres plantes traditionnellement utilisées lors des refroidissements existe dans différentes préparations.

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