Photographie de Tabebuia rose
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Bignoniaceae

Tabebuia rose

Tabebuia rosea

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Aussi appelée : Poui rose, Lapacho rose, Roble de sabana, Chêne rose

Description botanique

Tabebuia rosea est un arbre caduc ou semi-caduc de taille moyenne à grande.

Hauteur : généralement 15 à 25 m, parfois environ 30 m dans de bonnes conditions.

Tronc :

- droit ;
- robuste ;
- écorce grisâtre à brunâtre ;
- devenant fissurée avec l’âge.

Couronne :

- large ;
- arrondie ;
- bien ramifiée.

Feuilles :

- opposées ;
- composées palmées ;
- généralement constituées de 5 folioles.

Folioles :

- elliptiques à oblongues ;
- relativement grandes ;
- à apex pointu ;
- la foliole centrale étant généralement la plus développée.

Fleurs :

- grandes ;
- tubulaires ;
- en forme de trompette ;
- rose pâle à rose soutenu ;
- parfois presque blanches.

La floraison est particulièrement spectaculaire et peut survenir lorsque l’arbre a perdu une grande partie de son feuillage.

Fruits :

- longues capsules étroites ;
- généralement de plusieurs dizaines de centimètres ;
- s’ouvrant à maturité.

Graines :

- nombreuses ;
- plates ;
- munies d’ailes facilitant leur dispersion par le vent.

Répartition

Tabebuia rosea est originaire des régions tropicales d’Amérique.

Son aire naturelle comprend notamment :

- Mexique ;
- Belize ;
- Guatemala ;
- Honduras ;
- Nicaragua ;
- Costa Rica ;
- Panama ;
- Colombie ;
- Venezuela ;
- Équateur et certaines régions voisines.

Il est aujourd’hui largement cultivé comme arbre ornemental dans de nombreuses régions tropicales, notamment :

- Caraïbes ;
- Amérique du Sud ;
- Afrique tropicale ;
- Inde ;
- Sri Lanka ;
- Asie du Sud-Est ;
- Philippines ;
- îles du Pacifique.

Habitat

Dans son aire naturelle, le Tabebuia rose pousse dans différents habitats tropicaux.

On le rencontre dans :

- forêts tropicales saisonnières ;
- forêts secondaires ;
- plaines ;
- vallées ;
- bords de cours d’eau ;
- zones temporairement humides ;
- pâturages arborés ;
- terrains perturbés.

Il est également abondamment planté dans :

- parcs ;
- jardins ;
- avenues ;
- espaces urbains.

Il préfère généralement :

- climat chaud ;
- exposition ensoleillée ;
- sols suffisamment drainés ;
- disponibilité en eau modérée à importante pendant la croissance.

Principes actifs

Le criblage préliminaire des feuilles a donné des saponines, des tanins, des acides phénoliques, des flavonoïdes et des alcaloïdes.

Médecine Rurale.

Dans certaines cultures, diverses parties du Tabebuia rose sont utilisées à des fins médicinales, notamment pour traiter les affections respiratoires, les troubles gastro-intestinaux et les inflammations.

La décoction d’écorce interne séchée et râpée donne un thé de couleur brun amer, est pris pour la grippe et la toux du fumeur.

Également utilisé pour traiter les ulcères, la syphilis, les problèmes gastro-intestinaux, la candidose, le cancer, le diabète, la prostatite, la constipation et les allergies.

le lapacho a été utilisé dans le traitement du cancer et du SIDA, mais plus tard découragé en raison de la toxicité du principal composant actif, le lapachol,

Cependant, le thé Lapacho continue d’être utilisé dans la médecine indienne comme antimicrobien contre la pneumonie à Pneumocystis dans le SIDA.

Une décoction d’écorce est utilisée pour traiter les parasites intestinaux, l’anémie et la constipation.

Une décoction de fleurs, de feuilles et de racines est utilisée pour réduire la fièvre et la douleur, traiter l’inflammation des amygdales.

Autres.

Le bois est largement utilisé pour la construction générale et la menuiserie en Europe. C’est l’un des plus durs et des plus denses au monde.

Usages traditionnels

Différentes parties de Tabebuia rosea apparaissent dans les médecines populaires américaines.

Fièvre : usage traditionnel.

Douleurs : traditionnel.

Inflammations : traditionnel.

Rhumatismes : certains usages populaires.

Troubles digestifs : traditionnel.

Diarrhée : certaines préparations astringentes traditionnelles.

Douleurs abdominales : usage populaire.

Affections cutanées : traditionnel.

Plaies : préparations externes.

Infections cutanées : traditionnel.

Troubles respiratoires : certains usages ethnomédicinaux.

Diabète/glycémie élevée : certains usages populaires et recherches expérimentales.

Parasites : quelques usages traditionnels.

L’écorce constitue l’une des parties les plus fréquemment mentionnées.

Il faut cependant distinguer Tabebuia rosea des autres arbres commercialisés ou traditionnellement utilisés sous les noms de lapacho, pau d’arco ou ipê, qui peuvent appartenir à d’autres espèces.

Usages culinaires

Tabebuia rosea n’est pas une plante alimentaire courante.

Les fleurs peuvent avoir certains usages locaux ou décoratifs, mais cela ne permet pas de considérer l’ensemble de l’espèce comme une plante comestible usuelle.

Posologie

« Tabebuia rosea est traditionnellement utilisée sous forme de décoction de l’écorce ou des feuilles. Cependant, aucune posologie thérapeutique orale humaine suffisamment documentée et standardisée n’est actuellement établie. »

Précautions

Peut être dangereux à fortes doses. Le lapachol, principal composant actif de l’écorce et du bois, est toxique.

Contre-indications

La prudence est particulièrement importante avec les extraits concentrés et préparations riches en naphtoquinones.

Grossesse : éviter l’usage médicinal interne. Les données de sécurité sont insuffisantes et certaines naphtoquinones apparentées ont suscité des préoccupations toxicologiques et reproductives expérimentales.

Allaitement : éviter par manque de données.

Enfants : absence de posologie médicinale validée.

Troubles de la coagulation : prudence.

Traitement anticoagulant : éviter l’automédication avec des extraits concentrés.

Avant une intervention chirurgicale : prudence en raison des effets possibles de certains constituants sur l’hémostase.

Troubles digestifs : des préparations concentrées peuvent potentiellement provoquer :

- nausées ;
- vomissements ;
- irritation digestive ;
- diarrhée.

Maladie hépatique ou rénale : prudence avec les extraits concentrés.

Interactions

Anticoagulants et antiagrégants plaquettaires : prudence avec les extraits concentrés, particulièrement lorsque leur teneur en naphtoquinones est inconnue.

Aspirine/AINS : prudence en cas de traitement associé présentant déjà un risque hémorragique ou digestif.

Antidiabétiques : des effets hypoglycémiants ont été explorés expérimentalement ; surveillance prudente avec les extraits concentrés.

Médicaments anticancéreux : ne pas associer des extraits de Tabebuia à une chimiothérapie sans supervision médicale. Une activité cytotoxique in vitro ne permet pas de prévoir une synergie thérapeutique chez l’être humain.

Autres plantes anticoagulantes/antiagrégantes : la combinaison de plusieurs extraits concentrés pourrait théoriquement augmenter le risque de saignement.

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