Photographie de Tacca
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Dioscoreaceae

Tacca

Tacca palmata

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Aussi appelée : Tacca palmé

Description botanique

Tacca palmata est une plante herbacée vivace tropicale possédant un rhizome ou tubercule souterrain.

Hauteur : généralement de quelques dizaines de centimètres à environ 1 m selon les conditions.

Organe souterrain :

- charnu ;
- épaissi ;
- riche en substances de réserve ;
- permettant à la plante de repousser.

Feuilles :

Particulièrement caractéristiques.

Elles sont :
- longuement pétiolées ;
- larges ;
- profondément divisées ;
- palmées à lobées.

Cette morphologie foliaire explique l'épithète palmata.

Inflorescence :

- portée par une hampe dressée ;
- composée de plusieurs petites fleurs ;
- entourée de bractées.

Fleurs :

- relativement petites ;
- verdâtres, brunâtres ou pourprées selon leur développement ;
- regroupées au sommet de la hampe.

Comme chez plusieurs Tacca, des structures filiformes peuvent accompagner l’inflorescence.

Fruits :

- charnus ;
- contenant plusieurs graines.

Répartition

Tacca palmata est une espèce tropicale principalement distribuée en Asie du Sud-Est et dans l’archipel malais.

Elle est notamment signalée en :

- Indonésie ;
- Java ;
- Bornéo ;
- Philippines ;
- Malaisie et régions voisines selon les traitements floristiques.

Habitat

Le Tacca palmé est principalement une plante de milieux tropicaux humides.

On peut le rencontrer dans :

- forêts tropicales ;
- sous-bois ;
- forêts secondaires ;
- lisières ;
- terrains ombragés ;
- pentes forestières ;
- sols riches en humus.

Il apprécie généralement :

- chaleur ;
- humidité atmosphérique élevée ;
- sols frais mais drainés ;
- matière organique ;
- ombre à mi-ombre.

Son feuillage est adapté à la lumière filtrée du sous-bois tropical.

Usages traditionnels

Des usages populaires de Tacca existent en Asie du Sud-Est, mais les espèces ne sont pas toujours clairement distinguées dans les sources ethnobotaniques anciennes.

Pour T. palmata, des usages locaux peuvent concerner notamment :

Douleurs : traditionnel dans certaines pratiques locales.

Inflammations : usage ethnomédicinal rapporté pour le genre et certaines préparations régionales.

Affections cutanées : certains usages externes traditionnels.

Plaies : applications végétales rapportées localement.

Fièvre : certains usages populaires de Tacca,

Troubles digestifs : quelques usages traditionnels régionaux.

Usages culinaires

Tacca palmata ne doit pas être considérée comme une plante alimentaire ordinaire.

Certaines espèces du genre Tacca, particulièrement Tacca leontopetaloides, possèdent des tubercules riches en amidon ayant historiquement servi à produire une fécule alimentaire après des traitements complexes destinés à éliminer des substances indésirables.

Posologie

« Posologie orale : non établie. Tacca palmata possède plusieurs usages médicinaux traditionnels, notamment du rhizome, mais aucune dose thérapeutique humaine sûre et standardisée n’est actuellement disponible. L’automédication interne est déconseillée. »

Précautions

Aucun Connu

Contre-indications

La prudence est importante avec Tacca palmata en raison du manque de données toxicologiques humaines et de la présence, dans le genre Tacca, de métabolites biologiquement actifs.

Tubercule cru : ne pas consommer sans documentation alimentaire spécifique.

Grossesse : éviter l’usage médicinal.

Allaitement : éviter par manque de données.

Enfants : usage médicinal déconseillé faute de données de sécurité.

Maladie hépatique : éviter les extraits concentrés non caractérisés.

Maladie rénale : même prudence.

Troubles digestifs : une ingestion inadéquate de parties végétales non préparées pourrait entraîner des effets indésirables gastro-intestinaux.

Application cutanée : risque d’irritation ou d’hypersensibilité non suffisamment caractérisé.

Identification botanique : indispensable, notamment pour éviter la confusion entre différentes espèces de Tacca.

Interactions

Anticancéreux : plusieurs espèces de Tacca contiennent des molécules cytotoxiques étudiées expérimentalement. Cela ne justifie pas leur association avec une chimiothérapie.

Médicaments hépatotoxiques : prudence avec des extraits concentrés non caractérisés.

Antidiabétiques : aucune interaction clinique suffisamment démontrée pour cette espèce.

Anticoagulants : aucune interaction spécifique établie.

Autres plantes médicinales : les associations sont insuffisamment étudiées.

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