Photographie de Thé de Java
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Lamiaceae

Thé de Java

Orthosiphon aristatus

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Aussi appelée : Orthosiphon, Moustaches de chat.

Description botanique

Orthosiphon aristatus est une plante herbacée vivace ou un petit sous-arbrisseau.

Hauteur : généralement 50 cm à 1,5 m.

Tiges :

- dressées ;
- ramifiées ;
- quadrangulaires, caractéristique fréquente des Lamiaceae ;
- vertes à parfois violacées.

Feuilles :

- opposées ;
- simples ;
- ovales à lancéolées ;
- marge dentée ;
- extrémité pointue ;
- vertes ;
- légèrement aromatiques.

Fleurs :

- blanches, rosées à violet pâle selon les formes ;
- disposées en grappes terminales ;
- bilabiées.
La caractéristique la plus spectaculaire est la présence de très longues étamines saillantes, évoquant les moustaches d’un chat.

Fruits :

Petits fruits secs typiques des Lamiaceae, se divisant en quatre nucules.

Répartition

Orthosiphon aristatus est originaire des régions tropicales d’Asie et d’Asie du Sud-Est.

Il est particulièrement présent ou cultivé en :

- Indonésie ;
- Java ;
- Malaisie ;
- Thaïlande ;
- Vietnam ;
- Philippines ;
- Myanmar ;
- sud de la Chine ;
- Inde et certaines régions voisines.

La plante est aujourd’hui également cultivée dans d’autres régions tropicales pour la phytothérapie et l’ornementation.

Habitat

Le Thé de Java apprécie les environnements :

- tropicaux ;
- chauds ;
- humides ;
- lumineux.

Il pousse dans :

- lisières ;
- prairies humides ;
- bords de chemins ;
- terrains ouverts ;
- jardins ;
- plantations ;
- sols riches et suffisamment drainés.

Il apprécie une humidité régulière mais supporte mal les sols constamment asphyxiés.

Dans les régions tempérées, il doit généralement être cultivé comme plante saisonnière ou protégé du froid.

Principes actifs

Les feuilles contiennent un pourcentage élevé de sels de potassium (0,738 g dans 100 grammes de feuilles fraîches.
Des études ont révélé des flavonoïdes, des glucides, des tanins, des saponines, des phénols et les terpénoïdes.

Médecine Rurale:

Le thé de Java est un remède à base de plantes populaire en Asie du Sud-Est
Les feuilles sont fortement diurétiques et augmenteraient la capacité des reins à éliminer les composés azotés. sont utilisés dans le traitement des infections rénales, des calculs rénaux et vésicaux. et de la mauvaise fonction rénale à la suite d'une néphrite chronique, elles sont également utilisées dans le traitement de la cystite, de l'urétrite, de la goutte, de la dysurie.
Elles sont utilisées, en combinaison avec d'autres plantes telles que Sonchus spp ou Barleria spp, pour stimuler les reins et comme médicament pour la néphrite, les calculs biliaires et le diabète.
En mélange avec les feuilles d'autres plantes, ils sont également utilisés contre la goutte, les rhumatismes et l'artériosclérose la jaunisse
En Malaisie , elle est traditionnellement utilisée pour la catarrhe de la vessie, le diabète, les maladies rénales, l'hypertension et comme diurétique. pour le traitement des maladies génito-urinaires.
un extraits utilisés pour le blanchiment de la peau et comme anti-cellulitique.

Usages traditionnels

Le Thé de Java possède une longue tradition d’utilisation en Asie du Sud-Est.

Diurétique : son usage traditionnel principal.

Augmentation de l’élimination urinaire : traditionnel.

Troubles urinaires légers : traditionnel.

Lavage des voies urinaires : usage phytothérapeutique classique associé à une consommation suffisante d’eau.

Gravelle urinaire : traditionnel.

Petits dépôts urinaires : traditionnel.

Œdèmes légers : usage populaire, mais un œdème d’origine cardiaque ou rénale nécessite une prise en charge médicale.

Goutte et excès d’acide urique : traditionnel ; les preuves cliniques restent limitées.

Rhumatismes : traditionnel.

Hypertension : certains usages populaires et données précliniques, mais la plante ne remplace pas un antihypertenseur.

Diabète : médecine traditionnelle et recherches précliniques.

Troubles digestifs : certains usages traditionnels.

Usages culinaires

Orthosiphon aristatus n’est pas principalement une plante alimentaire.

Les feuilles sont toutefois consommées sous forme de tisane ou boisson végétale, ce qui explique le nom de « Thé de Java ».

Posologie

Infusion traditionnelle :

Environ 2 à 3 g de feuilles séchées par tasse, généralement plusieurs fois dans la journée selon la préparation et la monographie utilisée.

Une quantité quotidienne totale de l’ordre de 6 à 12 g de drogue végétale apparaît dans différents usages phytothérapeutiques traditionnels, mais les recommandations varient selon les monographies et les produits.

Préparation :

Verser de l’eau chaude sur les feuilles, laisser infuser puis filtrer.

Apport hydrique :

Lorsque l’orthosiphon est utilisé pour augmenter le débit urinaire, une consommation suffisante de liquide est généralement nécessaire, sauf contre-indication médicale à augmenter l’apport hydrique.

Extraits secs ou liquides :

Suivre la concentration et la posologie propres au produit, car un extrait standardisé ne peut pas être dosé comme la feuille sèche.

Précautions

Aucun Connu à ce jour

Contre-indications

L’orthosiphon est généralement bien toléré lorsqu’il est utilisé correctement.

Insuffisance cardiaque ou rénale avec restriction hydrique :

L’usage destiné à augmenter fortement la diurèse n’est pas approprié lorsqu’un médecin a recommandé de limiter l’apport de liquide.

Œdèmes importants :
Un gonflement des jambes ou un œdème inexpliqué ne doit pas être simplement traité par une tisane diurétique.

Grossesse : données de sécurité insuffisantes pour recommander un usage médicinal régulier sans avis professionnel.

Allaitement : même prudence.

Enfants : prudence faute de données suffisantes selon l’âge et le produit.

Déshydratation : éviter l’utilisation diurétique.

Troubles électrolytiques : prudence.

Calcul urinaire obstructif : une obstruction des voies urinaires nécessite une prise en charge médicale.

Consulter rapidement en présence de :

- sang dans les urines ;
- fièvre ;
- douleurs lombaires importantes ;
- rétention urinaire ;
- douleur intense de type colique néphrétique ;
- symptômes urinaires persistants.

Interactions

Diurétiques :

Une association avec des médicaments diurétiques pourrait augmenter la diurèse et éventuellement modifier l’équilibre hydro-électrolytique.

Antihypertenseurs :

Une prudence est recommandée en raison d’effets hypotenseurs observés ou suggérés dans certaines études expérimentales.

Antidiabétiques :

Des effets hypoglycémiants ont été observés dans des modèles expérimentaux. Une surveillance peut être nécessaire avec les traitements abaissant la glycémie.

Lithium :

Toute modification importante de l’équilibre hydrique et de l’excrétion rénale peut être problématique chez une personne traitée par lithium. L’association avec des plantes diurétiques nécessite donc une prudence particulière.

Autres plantes diurétiques :

Prudence avec les associations répétées de :

- pissenlit ;
- piloselle ;
- prêle ;
- bouleau ;
- verge d’or ;
- genévrier ;
- autres plantes fortement diurétiques.

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