Photographie de Thévétia du Pérou
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Apocynaceae

Thévétia du Pérou

Cascabela thevetia

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Aussi appelée : Laurier jaune, Laurier-rose jaune, Thévétia, Noix de chance.

Description botanique

Cascabela thevetia est un arbuste ou petit arbre persistant.

Hauteur : généralement 2 à 6 m, parfois davantage.

Tronc et rameaux :

- ligneux ;
- fortement ramifiés ;
- écorce grisâtre à brunâtre.

Comme de nombreuses Apocynaceae, la plante produit un latex blanc lorsqu’elle est blessée.

Feuilles :

- alternes ;
- simples ;
- étroites ;
- linéaires à lancéolées ;
- coriaces ;
- vert brillant ;
- généralement longues et pointues.

Fleurs :

- jaunes à jaune orangé ;
- en forme d’entonnoir ou de trompette ;
- généralement parfumées ;
- très décoratives.

Fruits :

- charnus ;
- verts puis jaunâtres, orangés ou noirâtres à maturité selon le stade ;
- de forme caractéristique, souvent légèrement anguleuse ou comprimée.

Graines :

Grosses graines dures contenues dans le fruit.

Elles représentent une partie particulièrement toxique de la plante.

Répartition

Cascabela thevetia est originaire de l’Amérique tropicale, notamment du Mexique, d’Amérique centrale et de régions tropicales voisines.

En raison de son intérêt ornemental, elle a été introduite dans de nombreuses régions :

- Caraïbes ;
- Amérique du Sud ;
- Afrique tropicale ;
- Inde ;
- Sri Lanka ;
- Asie du Sud-Est ;
- Philippines ;
- Indonésie ;
- îles du Pacifique ;
- Australie et autres régions tropicales ou subtropicales.

Elle est aujourd’hui largement cultivée et parfois naturalisée.

Habitat

Le Thévétia du Pérou apprécie :

- climats tropicaux et subtropicaux ;
- chaleur ;
- soleil ;
- sols bien drainés.

On peut le rencontrer dans :

- jardins ;
- parcs ;
- haies ;
- bords de routes ;
- terrains ouverts ;
- friches ;
- zones urbaines ;
- lisières ;
- végétation secondaire.

Une fois établi, l’arbuste présente une assez bonne résistance à la sécheresse.

Dans certaines régions tropicales, il peut s’échapper des cultures et devenir naturalisé, voire envahissant.

Principes actifs

Les graines produisent des composés toxiques, principalement des glycosides cardiaques et leurs aglycones libres tels que la vétine, le véridoside, le véside, la cerbérine, le péruvoside, la perusitine et la digitoxigénine.
Une étude a montré que lors de l'hydrolyse, le glucoside se décompose en glucose et en un produit amorphe, la vétidine.

La thevetine a été classée dans le groupe digitaline donc activité sur le muscle cardiaque, élévation de la pression artérielle, irrégularités cardiaques. Il provoque également une augmentation du péristaltisme intestinal, une augmentation de la salivation et une contraction de la pupille. Des expériences ont montré que la vétine entraîne la mort par asphyxie et paralysie cardiaque. Appliqué sur la peau, il produit des convulsions d'origine cérébrale et des paralysies.

Médecine Rurale:

Le Thévétia du Pérou est couramment utilisé en médecine domestique Cependant, des précautions doivent être prises dans toutes les applications médicales de cette plante, en particulier lorsqu'elle est prise en interne, car une dose élevée peut entraîner un empoisonnement et la mort.

Le latex est appliqué sur les dents cariées pour soulager les maux de dents,
il est utilisé pour traiter les plaies et les ulcères chroniques et est appliqué pour adoucir les cors et les callosités.

Une teinture d'écorce a été utilisée comme puissant fébrifuge.

Elle est utilisée dans le traitement de la fièvre paludéenne et des morsures de serpent.

Appliqué en externe, le jus de l'écorce macérée est utilisé pour traiter les plaies.

Une décoction préparée à partir de l'écorce ou des feuilles est appliquée à des doses régulées pour décoller les intestins, comme émétique, et est considérée comme un remède efficace contre les fièvres intermittentes.

L'eau dans laquelle les feuilles et l'écorce ont été macérées est prélevée pour soigner l'aménorrhée.

Les graines peuvent être utilisées comme purgatif dans le traitement des rhumatismes et de l'hydropisie et comme abortif.

L'huile du noyau est appliquée localement pour traiter les problèmes de peau.

Une décoction de feuilles est prise pour traiter la jaunisse, la fièvre et comme purgatif des vers intestinaux.

Le jus des feuilles est utilisé comme gouttes oculaires et nasales pour soigner de violents maux de tête; il est également déposé dans les narines pour raviver les personnes évanouies et pour guérir le rhume.

Les feuilles sont broyées et appliquées en pâte sur les fractures osseuses.

Autres:

L'écorce et les graines sont utilisées pour empoisonner les rats.

Usages traditionnels

Divers usages ethnomédicinaux ont été rapportés, mais ils doivent être considérés avec une grande prudence en raison de la toxicité cardiaque de la plante.

Troubles cardiaques : certains usages historiques reposaient sur la présence de glycosides cardiotoniques, mais la marge entre effet pharmacologique et intoxication est trop étroite pour un usage domestique.

Œdèmes : usage historique associé aux effets cardiotoniques/diurétiques.

Affections cutanées : certains usages externes traditionnels.

Plaies : usage populaire externe dans certaines régions.

Rhumatismes : certains usages externes.

Douleurs : traditionnel.

Fièvre : rapportée dans certaines pharmacopées populaires.

Parasites : certains usages traditionnels.

Purgatif : ancien usage dangereux.

La plante a également connu des utilisations non médicinales comme poison, ce qui souligne son potentiel toxique.

Usages culinaires

Cascabela thevetia n’a aucun usage culinaire sûr.

Les fruits peuvent avoir une apparence attirante, mais ils ne sont pas comestibles.

Les graines sont particulièrement préoccupantes en raison de leur teneur en glycosides cardiotoniques.

La plante doit être maintenue hors de portée des jeunes enfants et animaux domestiques.

Posologie

« Aucune posologie médicinale domestique de Cascabela thevetia ne peut être recommandée. La plante contient des glycosides cardiotoniques capables de provoquer des troubles graves du rythme cardiaque et une intoxication potentiellement mortelle. Les usages historiques ne doivent pas être reproduits en automédication. »

Précautions

Ne pas Utilisé les graines en interne.

Plante Abortive ne pas donner aux femmes enceintes.

Une décoction de graines agit comme un émétique violent, gêne la respiration et peut provoquer une paralysie du cœur.

Toutes les parties de la plante produisent un latex hautement toxique; les grains sont les plus toxiques Les graines ont été utilisées pour se suicider, pour homicide, comme poison pour rats et comme poison de flèche lors de la chasse.

Contre-indications

Cascabela thevetia est une plante hautement toxique.

Toutes les parties doivent être considérées comme potentiellement dangereuses, particulièrement les graines.

Une intoxication peut provoquer :

- nausées ;
- vomissements ;
- douleurs abdominales ;
- diarrhée ;
- vertiges ;
- faiblesse ;
- confusion ;
- troubles électrolytiques ;
- ralentissement ou accélération anormale du cœur ;
- différents troubles du rythme ;
- bloc de conduction cardiaque ;
- hypotension ;
- collapsus cardiovasculaire ;
- décès dans les intoxications sévères.

L'intoxication ressemble sur plusieurs aspects à celle provoquée par la digoxine ou d'autres plantes contenant des glycosides cardiaques.

Grossesse : contre-indiquée.

Allaitement : contre-indiquée.

Enfants : aucune utilisation médicinale.

Personnes âgées : aucune automédication.

Maladie cardiaque : contre-indication majeure.

Troubles du potassium : particulièrement dangereux.

Insuffisance rénale : risque accru de complications.

Contact avec le latex : peut provoquer une irritation de la peau ou des muqueuses chez certaines personnes.

En cas d’ingestion accidentelle : il s’agit d’une situation nécessitant une évaluation médicale urgente ou un contact immédiat avec un centre antipoison, même si les symptômes ne sont pas encore importants.

Interactions

Cascabela thevetia présente un risque majeur d’interactions avec les médicaments et plantes agissant sur le cœur ou l’équilibre du potassium, notamment la digoxine, certains diurétiques et antiarythmiques ainsi que les autres plantes contenant des glycosides cardiotoniques. En raison de sa toxicité et de sa marge thérapeutique extrêmement étroite, la plante ne convient pas à l’automédication.

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