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Verbenaceae

Verveine Bleue

Stachytarpheta jamaicensis

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Aussi appelée : Verveine de Jamaïque, Stachytarpheta de Jamaïque.

Description botanique

Stachytarpheta jamaicensis est une plante herbacée vivace à sous-arbrisseau des régions tropicales.

Hauteur : généralement environ 0,5 à 1,5 m, parfois davantage selon les conditions.

Tiges :

- dressées à ascendantes ;
- ramifiées ;
- vertes puis parfois légèrement ligneuses à la base.

Feuilles :

- opposées ;
- ovales à elliptiques ;
- relativement épaisses ;
- nervures bien visibles ;
- marge grossièrement dentée ;
- surface souvent légèrement rugueuse.

Inflorescences :

La plante est caractérisée par de longs épis étroits, ressemblant à de fines baguettes.

Fleurs :

- petites ;
- bleu-violet à violet ;
- tubulaires ;
- s’ouvrant progressivement le long de l’épi.

Seules quelques fleurs sont généralement ouvertes simultanément.

Elles sont très attractives pour :
- papillons ;
- abeilles ;
- autres insectes pollinisateurs.

Fruits :

Petits fruits secs contenant les graines.

Répartition

Stachytarpheta jamaicensis est originaire des régions tropicales américaines et caribéennes.

Elle est notamment associée à :

- Caraïbes ;
- Amérique centrale ;
- Amérique du Sud tropicale ;
- sud de l’Amérique du Nord selon les zones.

Elle a été largement introduite et naturalisée dans d’autres régions tropicales :

- Afrique ;
- Inde ;
- Sri Lanka ;
- Asie du Sud-Est ;
- Philippines ;
- Indonésie ;
- Malaisie ;
- Australie ;
- îles du Pacifique.

Dans certaines régions, elle peut devenir une plante rudérale abondante, voire envahissante.

Habitat

La Verveine bleue affectionne les milieux chauds, lumineux et perturbés.

On la rencontre notamment dans :

- bords de routes ;
- chemins ;
- friches ;
- pâturages ;
- jardins ;
- terrains vagues ;
- plantations ;
- lisières ;
- zones côtières ;
- espaces urbains ouverts.

Elle apprécie :

- climat tropical à subtropical ;
- soleil à mi-ombre ;
- sols bien drainés ;
- humidité modérée.

Elle peut s’adapter à des sols relativement pauvres et résiste assez bien aux perturbations.

Principes actifs

Les études phytochimiques ont donné des flavonoïdes, des triterpènes, des monoterpènes, des iridoïdes, des phytostérols, des acides aromatiques,
Le criblage phytochimique des tiges a donné des glucides, des protéines et des acides aminés, des alcaloïdes, des composés phénoliques et des tanins, des flavonoïdes, des saponines, des phytostérols, des huiles et graisses fixes, des gommes et des mucilages, des terpénoïdes, des glycosides.

Utilisations Culinaire:

Les brindilles sont utilisées comme herbe de pot ou condiment.
Les Feuilles vertes hachées et cuites, consommées seules ou mélangées à d'autres légumes.
Les Feuilles séchées utilisées pour faire du thé.
les feuilles fraîches sont consommées dans le thé de brousse comme tonique.

Médecine Rurale:

La décoction de feuilles est vermifuge pour les enfants.

L'infusion de racines a été utilisée pour la gonorrhée.

Les Feuilles fraîches sont utilisées sur les ulcères. Utilisé comme cataplasme de maturation pour les furoncles, les entorses et contusions.

Au Brésil , utilisée pour la toux, la fièvre, pour expulser les vers et favoriser les menstruations; comme diurétique et laxatif. Également utilisé pour les rhumatismes.

Au sud du Nigeria, la plante est utilisée par les femmes pour les troubles menstruels et les plaintes féminines.

Une Décoction de feuilles prise après l'accouchement pour aider à restaurer l'utérus dans sa position d'origine.

Les Feuilles utilisées pour augmenter la production de lait chez les femmes qui allaitent.

En Afrique , utilisée pour le traitement de la gonorrhée, des troubles oculaires, des plaies auriculaires chez les enfants et des troubles cardiaques.

Au Pérou , la plante est utilisée pour le diabète.

En phytothérapie cubaine , utilisée comme un abortif.

En médecine traditionnelle, les extraits de feuilles et de tiges sont utilisés pour préparer des médicaments à utiliser comme tonique gastrique, pour la dyspepsie, les allergies, l'asthme, la fièvre et les problèmes hépatiques.

En externe, utilisée pour les ulcères, les plaies, les coupures et les plaies.
En Jamaïque , la plante est utilisée pour l'asthme, le rhume, le diabète, l'épilepsie et la grippe; et comme purificateur de sang et vermifuge.

Dans la médecine populaire taïwanaise , utilisée pour les maladies du foie et les rhumatismes.

Autres:

Les fleurs sont utilisées pour fabriquer des boucles d'oreilles.

Usages traditionnels

Stachytarpheta jamaicensis possède une longue histoire ethnomédicinale dans les Caraïbes, en Amérique tropicale et dans plusieurs régions où elle a été introduite.

Fièvre : usage traditionnel.

Rhume : traditionnel.

Toux : usage populaire.

Troubles respiratoires : certaines traditions.

Digestion difficile : usage traditionnel.

Douleurs abdominales : traditionnel.

Diarrhée : certains usages ethnomédicinaux.

Inflammations : traditionnel et données précliniques.

Douleurs : usage traditionnel.

Troubles hépatiques : certains usages populaires

Troubles urinaires : usage traditionnel dans certaines régions.

Plaies : préparations externes traditionnelles.

Affections cutanées : usage populaire.

Elle possède également une réputation traditionnelle de plante :
- tonique ;
- amère ;
- digestive ;
- fébrifuge.

Usages culinaires

Stachytarpheta jamaicensis n’est pas considérée comme une plante alimentaire majeure.

Les feuilles et parties aériennes ont toutefois été utilisées traditionnellement dans certaines régions sous forme de tisane ou boisson herbacée.

Cet emploi doit être distingué d’une consommation alimentaire quotidienne classique.

Posologie

Aucune posologie thérapeutique humaine standardisée n’est actuellement établie pour Stachytarpheta jamaicensis. Les infusions et décoctions traditionnelles varient fortement selon les régions et les usages

Précautions

Cette plante peut être abortive déconseillée aux femmes enceintes

Contre-indications

Grossesse :
L’usage médicinal est déconseillé par prudence.
Certaines espèces du genre Stachytarpheta ont historiquement été associées à des usages affectant l’appareil reproducteur ; l’absence de données cliniques solides justifie donc une prudence renforcée.

Allaitement :
Éviter l’usage médicinal concentré faute de données suffisantes.

Enfants :
Prudence, particulièrement avec les extraits concentrés.

Troubles digestifs :
Des quantités importantes peuvent potentiellement provoquer :

- nausées ;
- irritation digestive ;
- diarrhée ;
- douleurs abdominales.

Maladie hépatique ou rénale :
Éviter l’automédication prolongée par des extraits concentrés.

Allergie :
Une hypersensibilité individuelle reste possible.

Interactions

Antidiabétiques :

Des effets sur la glycémie ont été étudiés expérimentalement. Une prudence est donc raisonnable avec :
- insuline ;
- metformine ;
- sulfamides hypoglycémiants ;
- autres traitements antidiabétiques.

Antihypertenseurs :

Certaines données précliniques suggèrent des effets cardiovasculaires ou hypotenseurs pour des préparations du genre ; une interaction clinique n’est cependant pas démontrée.

Diurétiques :
Prudence avec les préparations concentrées en cas d’association avec des médicaments ou plantes augmentant la diurèse.

Autres plantes hypoglycémiantes :
Prudence notamment avec :

- Momordica charantia ;
- Gymnema sylvestre ;
- fenugrec ;
- cannelle ;
- berbérine.

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