Photographie de Violette chinoise
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Acanthaceae

Violette chinoise

Asystasia gangetica

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Aussi appelée : Violette chinoise, Trompette rampante, Primevère du Gange

Description botanique

Asystasia gangetica est une plante herbacée vivace à croissance rapide.

Port :

- rampant ;
- étalé ;
- parfois ascendant ou grimpant sur la végétation basse.

Tiges :

- souples ;
- ramifiées ;
- généralement vertes ;
- pouvant s’enraciner au niveau des nœuds lorsqu’elles touchent le sol.

Cette capacité facilite sa propagation végétative.

Feuilles :

- opposées ;
- simples ;
- ovales à largement ovales ;
- parfois légèrement cordiformes à la base ;
- sommet aigu ;
- marge entière ou légèrement ondulée ;
- pétiole bien visible.

Fleurs :

Elles sont relativement grandes et en forme d’entonnoir.
La coloration varie selon les populations :

- blanche ;
- crème ;
- lilas ;
- violet pâle.

La gorge présente fréquemment des marques :

- violettes ;
- pourpres ;
- jaunâtres.

Fruits :

Capsules allongées contenant plusieurs graines.
À maturité, la capsule s’ouvre et favorise la dispersion des graines.

Répartition

Asystasia gangetica est largement distribuée dans les régions tropicales de l’Ancien Monde.

Elle est notamment présente dans différentes parties de :

- Afrique tropicale ;
- Inde ;
- Sri Lanka ;
- Bangladesh ;
- Asie du Sud-Est ;
- Malaisie ;
- Indonésie ;
- Philippines.

Elle a également été introduite dans de nombreuses autres régions tropicales et subtropicales.

On la rencontre aujourd’hui dans certaines zones :

- du Pacifique ;
- des Caraïbes ;
- d’Amérique tropicale ;
- d’Australie.

Dans plusieurs régions où elle a été introduite, elle est considérée comme adventice ou potentiellement envahissante.

Habitat

La Violette chinoise pousse facilement dans les milieux :

- chauds ;
- humides ;
- lumineux à semi-ombragés.

Elle colonise notamment :

- jardins ;
- friches ;
- bords de routes ;
- plantations ;
- terrains vagues ;
- lisières forestières ;
- haies ;
- berges ;
- terrains agricoles ;
- pelouses tropicales.

Elle préfère généralement les sols :

- relativement fertiles ;
- frais ;
- bien drainés.

Sa capacité à s’enraciner aux nœuds et sa croissance rapide lui permettent de former des tapis végétaux denses.

Principes actifs

L'analyse phytochimique a donné des glucides, des protéines, des alcaloïdes, des tanins, des aglycanes stéroïdiens, des saponines, des flavonoïdes et des triterpénoïdes.

Donne également des minéraux : calcium, phosphore, sodium, manganèse, cuivre, zinc, magnésium, fer.

Utilisations Culinaire:

En Afrique elles sont consommées comme légume populaire mélangé avec des haricots, de l'arachide ou de la pâte de sésame.

Les Feuilles sont consommées comme épinards.

Médecine Rurale:

En médecine traditionnelle, différentes parties de la plante sont utilisées pour traiter divers maux.

Par exemple, les feuilles sont parfois utilisées pour leurs propriétés antidiabétiques et anti-inflammatoires.

Aux Philippines, feuilles et fleurs utilisées comme astringent intestinal.

Une Infusion de plante est utilisée pour soulager la douleur lors de l'accouchement.

En infusion ou décoction de plante mélangée à des piments utilisés en lavement dans les derniers mois de la grossesse.

En Afrique, les feuilles sont utilisées comme astringent et pour le traitement de l'asthme et des hémorroïdes, aussi utilisé pour l'activité vermifuge, l'enflure, les rhumatismes, la gonorrhée et les maladies de l'oreille, l'épilepsie.

En Inde, la sève est appliquée sur les gonflements ; également utilisé pour les rhumatismes comme vermifuge, et antidiabétique.

Une pâte de racine est utilisée pour les allergies cutanées.

Le jus de la plante, associé au jus de citron vert et d'oignon, est recommandé pour les toux sèches avec une gorge irritée et une gêne au niveau de la poitrine.

Le jus de la feuille est mis en place dans les narines pour arrêter un saignement de nez,

La sève de la plante est utilisée comme vermifuge et s'applique en externe sur les gonflements et les articulations rhumatismales.

Autres:

Les plantes étaient pilées dans l'eau et servaient à laver les jeunes animaux infestés de puces.

La plante est utilisée comme substitut de savon.

Usages traditionnels

Asystasia gangetica possède différents usages ethnomédicinaux en Afrique et en Asie tropicale.

Inflammations : usage traditionnel et recherches précliniques.

Douleurs : traditionnel.

Rhumatismes : certains usages populaires.

Gonflements : préparations traditionnelles.

Fièvre : certains usages ethnomédicinaux.

Toux : traditionnel dans certaines régions.

Asthme et troubles respiratoires : usage populaire

Troubles digestifs : traditionnel.

Diarrhée : certains usages locaux.

Diabète : usage ethnomédicinal dans certaines populations

Hypertension : certains usages traditionnels

Plaies : usage externe traditionnel.

Affections cutanées : préparations locales.

La plante possède également une importance comme légume traditionnel et plante fourragère dans certaines régions.

Usages culinaires

Asystasia gangetica possède de véritables usages alimentaires traditionnels.

Les parties consommées sont principalement :

- jeunes feuilles ;
- jeunes pousses ;
- parties aériennes tendres.

Elles peuvent être :

- cuites ;
- bouillies ;
- incorporées à des soupes ;
- mélangées à d’autres légumes-feuilles ;
- préparées dans différents plats traditionnels.

La plante constitue localement un légume-feuille sauvage ou semi-cultivé.

Les jeunes parties végétatives sont préférées aux tissus âgés et fibreux.

Comme pour tout légume sauvage, il faut utiliser uniquement des plantes :

- correctement identifiées ;
- non traitées par pesticides ;
- récoltées loin des zones polluées.

Posologie

« Feuilles ou plante entière en infusion/décoction : usage traditionnel, mais aucune posologie quantitative humaine standardisée n’est établie. »

Précautions

Aucun connu

Contre-indications

Troubles digestifs :

Une consommation importante ou inhabituelle peut potentiellement provoquer :

- ballonnements ;
- inconfort digestif ;
- diarrhée.

Grossesse :
L’usage alimentaire traditionnel doit être distingué de l’usage médicinal. Par prudence, éviter les extraits médicinaux concentrés faute de données suffisantes.

Allaitement :
Même précaution pour les extraits concentrés.

Enfants :
Les préparations médicinales concentrées nécessitent de la prudence.

Diabète :
Une surveillance est conseillée en cas d’utilisation médicinale concentrée parallèlement à un traitement hypoglycémiant.

Hypotension :
Même prudence en cas de traitement antihypertenseur si un extrait concentré est utilisé.

Récolte sauvage :
Éviter les plantes provenant de zones contaminées ou traitées chimiquement.

Interactions

Antidiabétiques :

Des activités hypoglycémiantes ont été étudiées expérimentalement.
Une prudence est donc justifiée avec :

- insuline ;
- metformine ;
- sulfamides hypoglycémiants ;
- autres médicaments abaissant la glycémie.

Une addition des effets pourrait théoriquement favoriser une glycémie trop basse.

Antihypertenseurs :

Des effets cardiovasculaires ou hypotenseurs ont été explorés expérimentalement. Une prudence est donc raisonnable avec les extraits concentrés.

Autres plantes hypoglycémiantes :

Prudence avec des associations concentrées comprenant par exemple :

- Momordica charantia ;
- Gymnema sylvestre ;
- fenugrec ;
- cannelle ;
- berbérine.

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